Var: la remise en état continue dans un élan de solidarité

0 21.11.2011 09:21

Cinq jours après les pluies diluviennes qui ont fait au moins 25 morts dans le Var, plusieurs milliers de personnes, professionnels ou bénévoles, ont continué dimanche de remettre en état les zones sinistrées avant la venue lundi du président Nicolas Sarkozy.La recherche des disparus, au nombre de cinq dont un bébé d'un mois, s'est poursuivie parallèlement aux opérations de déblaiement et de nettoyage.Les pompiers ont encore exploré dimanche le lit de la Nartuby, l'une des rivières qui a débordé, des fouilles effectuées dans deux parkings souterrains à Draguignan n'ayant rien donné. Les recherches reprendront lundi, selon les pompiers.Dans les communes sinistrées, où des orages, parfois de grêle, ont réveillé dimanche en milieu de journée de mauvais souvenirs, plus de 4.500 personnes (pompiers, gendarmes, militaires, différents services techniques de l'Etat, gestionnaires du réseau électrique, etc.) étaient encore à pied d'oeuvre ce week-end.A leurs forces se sont ajoutées celles de centaines de bénévoles, comme à Draguignan où plus de 4OO hommes et femmes, venus de la région ou de plus loin, ont déjà proposé leurs services. "Je viens aider et quand ce sera fini, j'espère trouver du travail", a confié à l'AFP Jérôme Manot, l'un d'eux venu d'Amiens en voiture avec ses affaires et son curriculum vitae."Les gens sinistrés se font aider pour la plupart", a confirmé à Roquebrune-sur-Argens Emmanuelle Guerry, du cabinet du maire, avec notamment des dons de denrées alimentaires.Selon la préfecture, la remise en état progresse et les premières aides financières d'urgence, annoncées par Brice Hortefeux mercredi à hauteur d'un million d'euros, ont été versées.L'électricité est rétablie et l'eau est redevenue potable dans les deux tiers des communes sinistrées. Plus de 150 tonnes de carcasses d'animaux tués ont été évacuées.A Draguignan, les quartiers les plus touchés "commencent à être déblayés et nettoyés de la boue", selon la sous-préfète Corinne Orzechowski. "Un grand nombre de véhicules ont été enlevés et tous les accès sont libérés, de nombreux magasins sont ouverts, la vie reprend son cours". Les écoles et collèges devaient rouvrir leurs portes lundi, à l'exception de celui des Arcs, le transport scolaire étant de nouveau assuré.Reste le problème du relogement en attendant les expertises d'assurances et la reconstruction des logements détruits. Beaucoup comptent sur leur famille, leurs amis et les habitants non touchés par les inondations.Autre point noir, les pillards, qui nécessitent toujours une surveillance jour et nuit à l'aide d'hélicoptères équipés de projecteurs, et les curieux, un peu trop nombreux au goût de certains."Il y a des voyeurs. Les gens n'ont pas toujours de sens civique. S'ils viennent pour aider, pas de souci", a estimé la sous-préfète.Le personnel de la prison inondée de Draguignan a enfin exprimé son inquiétude quant à d'éventuelles mutations à venir. Selon la direction régionale de l'administration pénitentiaire, interrogée dimanche par l'AFP, rien n'a encore été décidé.Nicolas Sarkozy, accompagné des ministres Brice Hortefeux et Jean-Louis Borloo, doit visiter lundi après-midi des quartiers sinistrés de Trans-en-Provence, avant de se rendre dans la zone d'activités de Draguignan. Une réunion est prévue à la mairie de Draguignan, avant une cérémonie oecuménique en hommage aux victimes.

 

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