Une policière tuée par un forcené armé d'un sabre japonais

0 21.11.2011 10:33

Un forcené armé d'un sabre japonais a mortellement blessé une jeune policière vendredi à la préfecture du Cher, à Bourges, et fait deux blessés, un policier et une fonctionnaire."L'agresseur est un professeur de sciences de la vie et de la terre de Bourges, absolument pas connu des services de police mais qui, aux dires de l'autorité académique, donnait des signes de faiblesse dans son enseignement", a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, au cours d'un point de presse sur place.Olivier Rozon, 33 ans a été blessé d'une balle à la jambe avant d'être maîtrisé et interpellé, puis conduit à l'hôpital, selon les informations recueillies sur place par l'AFP.Dans son lycée, plusieurs de ses élèves s'étaient déjà plaints de ses méthodes "originales" et de ses propos "bizarres", ce qui avait poussé la proviseure à demander un accompagnement pédagogique, selon des témoignages recueillis sur place.Grièvement blessée, Anne Pavageau, une brigadière de police de 30 ans, mariée à un policier et mère de deux enfants en bas âge, est décédée de ses blessures.Son collègue présent à la préfecture a été blessé à l'épaule et la fonctionnaire a été plus légèrement touchée, selon les informations recueillies par l'AFP. Olivier Rozon était arrivé dans la matinée à la préfecture pour demander un permis de port d'arme pour arme à feu, selon le récit d'un fonctionnaire de la préfecture, présent lors du drame. On lui a expliqué qu'il ne remplissait pas les conditions. Il est parti pour revenir un quart d'heure plus tard avec un sabre japonais d'environ 80 cm, qu'il portait dans un fourreau à la ceinture. "J'ai assez rapidement vu que cette personne avait un trouble de comportement. Il n'était pas particulièremet agressif mais il était très véhément", a expliqué à l'AFP Christophe Vareilles, chef du bureau réglementation de la préfecture.Les fonctionnaires présents ont tenté d'apaiser leur interlocuteur dans un bureau derrière un guichet et ont alerté les forces de l'ordre."C'est lorsqu'il a vu les uniformes arriver qu'il a sorti son arme et a donné des coups tout autour de lui", blessant une fonctionnaire, puis deux des policiers accourus sur place, a raconté le fonctionnaire à l'AFP.Un troisième policier a tiré et l'a blessé à la jambe, selon ce témoin. Son récit a été confirmé par le ministre de l'Intérieur, qui a précisé qu'une enquête avait été ouverte.D'autres témoins qui se trouvaient à l'extérieur ont expliqué à l'AFP avoir entendu un coup de feu, puis avoir vu un policier sortir de la préfecture, les mains en sang."Ce drame rappelle que le métier de policier est un métier de service quotidien public, un métier toujours dangereux qui mérite le respect et la considération", a affirmé Claude Guéant, en se disant "infiniment triste et bouleversé"."Le lieu était sécurisé", a-t-il assuré. "Ce drame est l'occasion de surveiller à nouveau l'efficacité et la pertinence de la sécurité dans les lieux qui accueillent le public", a-t-il dit. Le Premier ministre François Fillon a rendu hommage à la jeune policière "lâchement attaquée dans l'exercice de ses fonctions" et à son collègue blessé.De son côté, François Hollande, candidat à la primaire socialiste, a exprimé sa "profonde indignation" en appelant à "la sanction la plus sévère".La direction générale de la police nationale (DGPN) a exprimé sa "plus grande tristesse", tandis que le décès de la jeune policière suscitait de multiples réactions indignées.Pour sa part, le syndicat UNSA Police a dénoncé ce "lâche assassinat" en demandant que "les peines maximum soient systématiquement appliquées aux tueurs de flics". Alliance a rappelé "que les interventions de la police ne sont jamais banales ni sans risques".

 

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