Un éventuel fils caché s'invite dans la succession contestée de Charles Trenet

0 21.11.2011 10:03

Charles Trenet a-t-il eu un fils au Québec ? Appelée à se prononcer sur la validité du testament du "fou chantant", la justice a repoussé mardi l'audience au 21 juin, jour de la fête de la musique, en attendant d'éclaircir le cas d'un homme affirmant être le fils du chanteur.Le Tribunal de grande instance de Créteil devait examiner la demande de Wulfran et Lucienne Trenet, neveu et demi-soeur de l'artiste, qui réclament l'annulation du testament ayant fait de Georges El-Assidi, son ancien secrétaire personnel, son unique héritier.Depuis de nombreuses années, ces deux parents affirment que Charles Trenet, décédé en 2001 à l'âge de 87 ans, a été abusé au moment de rédiger son testament en 1999. Après deux plaintes pénales infructueuses, ils ont engagé une procédure civile.Mais, mardi, le tribunal a repoussé l'audience parce qu'une troisième personne s'est jointe à leur action, Michel Paradis, un Québécois de 61 ans, qui assure être le fils de l'auteur de "Douce France"."Il y a un problème de filiation (...) et de droit applicable", a expliqué à la présidente du tribunal.D'ici au 21 juin, et au gré de plusieurs audiences procédurales, ce Québécois devra lui-même établir sa filiation avec Charles Trenet avant que le tribunal ne se saisisse de la question et ordonne éventuellement des expertises génétiques."La famille serait ravie d'accueillir un nouveau membre", a commenté à l'audience l'avocat de Lucienne Trenet, Me Oleg Kowalski.La procédure reste toutefois aléatoire."Charles Trenet ayant été incinéré, il n'est plus possible de faire une quelconque expertise ADN" sur le chanteur, a reconnu l'avocat de Michel Paradis, Me Mathieu Croizet, qui affirme que son client a mené une "enquête" établissant sa filiation avec Trenet.Seule possibilité, une possible comparaison génétique avec Lucienne Trenet."Elle n'est que la demi-soeur (...) Mais s'il y a une partie de l'ADN de Charles Trenet chez Lucienne, on peut peut-être le retrouver aussi chez M. Paradis", a estimé l'avocat, qui assure que son client n'agit que pour une seule question de "principe".La cinquantaine fringante mais un peu tendu, Georges El-Assidi n'a pas semblé convaincu."Je ne connais pas ce Monsieur. Charles (Trenet, NDLR) ne m'en a jamais parlé", a-t-il affirmé, cinglé dans un costume chic, tout en ironisant : "Il y en a beaucoup qui se disent fils spirituels".Dix ans après la mort de Charles Trenet, celui qui a hérité de l'ensemble des droits sur ses chansons et de plusieurs propriétés immobilières a fait part d'une certaine lassitude. "Je patiente (...) On verra bien", a-t-il dit.A ses côtés son avocate, Me Hélène Bureau-Merlet, a rappelé que son client a été deux fois blanchi par la justice après le dépôt de plaintes pour "extorsion", "abus de faiblesse" ou "euthanasie"."Il y eu a des accusations extrêmement violentes portées à son encontre. Si la demi-soeur de Charles Trenet et son neveu avaient des doutes, ils ont dû être dissipés", a soutenu l'avocate."La vérité, c'est qu'ils attaquent Charles Trenet, comme il ne peut pas parler aujourd'hui", a estimé Georges El-Assidi.En conflit avec la société danoise Nest à qui il a confié la gestion de son patrimoine, l'héritier affirme aujourd'hui "vivre du RSA"."J'ai fait séquestrer mes droits", a-t-il expliqué.Estimant que Nest n'a pas respecté ses engagements, Georges El-Assidi a saisi la justice française qui s'est déclarée incompétente en septembre 2008, renvoyant l'affaire devant une juridiction danoise d'arbitrage."C'est un autre sujet. Soyez patient !", a-t-il commenté.

 

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