Un an après, l’arrêté anti-crachats n’a pas entraîné le moindre PV

0 21.11.2011 09:31

Il y a un an, le 25 août 2009, le maire de Coulaines, Christophe Rouillon, signait un arrêté municipal dont l’article 1 fera beaucoup parler de lui : « L’action de cracher est interdite dans tous les espaces publics et sur la voie publique, dans les parcs et jardins publics. »Pourquoi cette initiative ? « J’avais constaté plusieurs faits qui m’avaient agacé, plaide le maire, notamment un jeune qui crachait dans la rue depuis le 10e étage de son immeuble. Afin de fixer une règle de comportement civique, et vu les prérogatives énoncées par le plan gouvernemental sur la pandémie grippale, j’ai pris cette mesure de salubrité publique. »Et comme le maire de Coulaines voulait aussi que les footballeurs, qui ont le crachat facile devant les caméras de télévision, donnent l’exemple, il a écrit au président de la fédération française de football et à Michel Platini, patron du football européen.« L’AFP a repris cette information et ça a déclenché un ouragan médiatique », s’amuse encore Christophe Rouillon. « Toutes les télévisions et radios nationales m’ont interviewé. Ça a duré 24 heures et c’est retombé aussi vite que ça avait démarré. »Aujourd’hui, un an après, que reste-t-il de cette mesure très médiatique ? En terme de statistique policière, le bilan est vite dressé : « Aucune infraction n’a été relevée », annonce la direction départementale de la sécurité publique. Deux explications : soit les policiers ont autre chose à faire qu’à sauter sur ce type de contrevenants au moindre débordement ; soit l’interdiction de cracher est à ce point dissuasive que plus aucun passant arpentant les trottoirs coulainais n’ose désormais braver l’arrêté municipal…A première vue, il semblerait que ce soit la première hypothèse qui l’emporte. « Ça n’arrête pas de cracher, même les petits s’y mettent », confirme en tout cas Alexandre qui réside dans le centre-ville. Même constat d’une mère de famille : « Il y a toujours autant de crachats, c’est juste un coup de com’ du maire. »L’intéressé se défend : « Même s’il n’y a pas eu de verbalisation, ça a calmé le jeu. Tout n’est pas réglé, mais ça a le mérite de fixer la règle. » Et Christophe Rouillon d’ajouter : « J’ai reçu beaucoup de témoignages de toute la France de gens qui me disaient ne plus supporter ces crachats et qui espéraient que mon action ferait des émules. » A priori, pourtant, aucun autre maire, n’a emboîté le pas de l’élu sarthois.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.