Tuerie en Eure-et-Loir: un homme abat un couple, son épouse puis se suicide

0 21.11.2011 09:26

Un homme d'une trentaine d'années originaire de Rouvray-Saint-Florentin (Eure-et-Loir) a tué par balles un couple d'enseignants avant d'abattre sa propre épouse et de se donner la mort, dans ce qui s'apparente à un "drame familial" selon les enquêteurs, a-t-on appris jeudi.Les secours ont été appelés mercredi peu avant minuit au domicile d'un couple vivant à Amilly, une commune paisible à l'ouest de Chartres. Un homme venait d'ouvrir le feu sur le mari, professeur de musique, et son épouse, enseignante à Chartres. Ils sont morts des suites de leurs blessures malgré l'intervention des pompiers.Le tireur a ensuite regagné en voiture le domicile familial, un petit pavillon moderne situé au coeur du village de Rouvray-Saint-Florentin, au sud de Chartres. Il y a tué son épouse avant de retourner son arme contre lui-même et de mettre fin à ses jours, selon les gendarmes.Une voiture de gendarmes interdisait jeudi soir l'accès au coquet pavillon, adossé à une ferme et situé en bordure d'un champ, selon un photographe de l'AFP sur place.L'épouse du tueur et le mari de l'autre couple étaient tous deux professeurs de musique à l'école intercommunale de Voves, au sud de Chartres, selon le maire de la commune, Marc Guerrini."Mes premières pensées vont aux cinq enfants en bas âge orphelins, puisque dans le couple d'Amilly il y avait deux enfants, et trois enfants sur Rouvray-Saint-Florentin", a indiqué M. Guerrini, par ailleurs conseiller général."Depuis ce matin j'ai réuni tout le personnel de l'école intercommunale, il y a sept ou huit collaborateurs, tous amis, donc ce matin la douleur était immense", a-t-il déclaré à l'AFP.Un petit panneau a été apposé sur la grille à l'entrée de l'école, baptisée Espace Philidor: "Fermeture exceptionnelle de l'école intercommunale de musique pour une durée indéterminée"."J'ai décidé de fermer l'école de musique et j'ai mis en place une cellule psychologique pour accompagner les différents professeurs dans cette douleur", a ajouté M. Guerrini, également président de la communauté de communes gérant cette établissement."Ce n'est pas un drame social, c'est plutôt un drame passionnel", a-t-il estimé.Le maire d'Amilly, Denis-Marc Sirot-Foreau, a lui aussi affirmé que la commune pavillonnaire de 2.000 habitants était "sous le choc"."Je ne les connaissais pas personnellement. Leurs enfants étaient scolarisés à l'école de la commune", a-t-il raconté à l'AFP. "J'en ai parlé aux directrices d'école qui les connaissaient, qui me disaient que c'étaient des gens très calmes, sans histoire, posés. Tout le monde est sous le choc."Selon le maire, les deux enfants, âgés de cinq et sept ans, se trouvaient au premier étage de la maison lors du drame mercredi soir. "En entendant les coups de feu, c'est la petite fille de sept ans qui a appelé les pompiers pour prévenir", a-t-il dit."L'enquête déterminera la nature des liens entre ces deux couples", a pour sa part dit le porte-parole de la gendarmerie, soulignant qu'il s'agissait a priori d'un "drame familial", sans plus de précisions.Les cinq orphelins sont âgés de 2 à 12 ans, a-t-il précisé.L'autopsie des quatre corps est en cours ou prévue, selon lui.Le parquet de Chartres s'est pour sa part refusé à tout commentaire jeudi après-midi.

 

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