Tsunami au Japon : Des Sarthois témoignent

0 21.11.2011 09:53

Naoko, japonaise, habite en Sarthe : « Je suis sans nouvelle de ma mère »Naoko, japonaise, vit en Sarthe depuis 1992. Elle tient le restaurant Chez Miton à Chahaignes avec son mari. Sa famille vit encore là-bas. Elle est encore sans nouvelle de sa mère et de son frère aîné.« Quand mon mari a entendu à la radio qu’il y avait eu un tremblement de terre, il m’a tout de suite prévenu. Au début, il pensait que c’était au centre du Japon. Ma mère, mes frères et toute ma famille vivent à Tokyo. J’ai tenté de les joindre mais les communications ne passaient pas. Le réseau était saturé. Au bout d’une quinzaine de minutes, j’ai eu ma tante qui vit dans le centre de Tokyo.Elle m’a rassurée en me disant que la ville n’était pas trop touchée. Puis j’ai eu mon petit frère qui n’avait aucun problème dans son quartier mais ses enfants étaient encore coincés à 23 heures parce que les transports sont bloqués. Ils ne peuvent pas rentrer. Pour le moment, je reste très inquiète parce que je n’ai pas eu ma mère, ni mon autre frère. Je n’ai pas tellement d’informations à part à la télévision. Mais le fait de savoir qu’ils sont à Tokyo, ça me rassure un petit peu. Les Japonais savent comment réagir en cas de tremblement de terre. Quand j’avais trois ou quatre ans, il y en a eu un. J’ai eu très peur, on s’est caché sous une table. Mais là, c’est encore pire. Ce qu’il y a le plus à craindre, c’est le tsunami. J’attends de pouvoir avoir ma mère au téléphone. »« J’ai eu des nouvelles vendredi après-midi »Jean-François Soulard, président de la Setram au Mans, a son fils, Alexandre qui vit au Japon depuis quatre ans. Il est marié à une japonaise et ont deux fils. Il a réussi à le joindre par mail hier après-midi.« Mon fils travaille à Futec, une entreprise qui travaille dans le développement. Il a fait ses études d’ingénieur en France et puis il est parti en stage au Japon. Il a été embauché dans l’entreprise qui l’a accueilli peu de temps après la fin de ses études. Ils vivent avec sa femme et mes deux petits-fils au sud du Japon. Du coup, quand j’ai vu que le tremblement de terre était dans le nord du pays, j’ai été un peu rassuré. Je lui ai envoyé un mail ce matin pour avoir des nouvelles, savoir si ils allaient bien. On était quand même inquiets, ma femme et moi, en attendant sa réponse. Mais en début d’après-midi, il nous a répondu que tout le monde allait bien. Là où ils vivent, ils n’ont rien ressenti du tout. Cela nous a rassurés car on n’a pas plus d’informations que celles des médias, je suis les images à la télévision. Je sais qu’en ce moment, dix millions de personnes sont bloqués à Tokyo car il n’y a plus de transport en commun, métro, bus… mais je n’ai pas plus d’informations que les autres. On va contacter Alexandre dans le week-end avec Skype pour avoir plus de nouvelles, voir comment évoluent les choses. »Ecouter : « Le témoignage d'un Sarthois à Tokyo »Lire : « Les côtes japonaises frappées par un tsunami »Lire : « Alerte au tsunami dans le Pacifique »

 

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