Tron ne démissionnera pas sauf si Sarkozy ou Fillon le lui demandent

0 21.11.2011 09:28

Georges Tron ne démissionnera du gouvernement que si le président de la République ou le Premier ministre le lui demandent, a affirmé samedi son avocat qui a qualifié d'"affabulatrices" les femmes qui accusent son client d'agressions sexuelles."Mon client ne démissionnera pas" de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a prévenu l'avocat en préambule d'une conférence de presse dans son cabinet. Relancé par les journalistes, il a toutefois ajouté : "Sauf si le président de la République ou le Premier ministre lui demandent".Or, Nicolas Sarkozy et François Fillon, qu'il a rencontré vendredi, "ne m'ont pas demandé de démissionner", a déclaré samedi à l'AFP le secrétaire d'Etat."Pourquoi un homme démissionnerait quand les faits qui lui sont reprochés ne sont pas pénalement punissables et que de surcroît ils sont faux ?", a souligné son avocat, Me Olivier Schnerb.Dans une déclaration au Parisien/Aujourd'hui en France paru samedi, Georges Tron admettait pourtant que "la question de sa démission" se posait. Mais Me Schnerb a invoqué "une confusion" sur "le sens" de ces propos.Interrogés sur la question d'une démission en marge d'un conseil national de l'UMP, Jean-François Copé et Jean-Pierre Raffarin ont appelé à la "prudence" et à la "sobriété". Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a reconnu qu'une décision de départ du secrétaire d'Etat ne le "surprendrait pas", "pour rendre service à ses amis". "C'est à lui de choisir", a déclaré son collègue du gouvernement Thierry Mariani.Sur l'enquête, Me Schnerb s'en est pris avec vigueur aux plaignantes, deux anciennes employées municipales de Draveil (Essonne), ville dont Georges Tron est le maire.Me Schnerb les a qualifiées à plusieurs reprises d'"affabulatrices" qui auraient "déposé une plainte de façon calomnieuse". "Actuellement, on est en train de s'apercevoir" que les plaignantes "sont en train de dire +J'étais consentante+", a poursuivi l'avocat.Selon une source proche de l'enquête, les deux femmes, âgées de 34 et 36 ans, ont confirmé jeudi devant la police judiciaire de Versailles leurs accusations contre le secrétaire d'Etat et une de ses adjointes.L'une des deux jeunes femmes aurait assuré que sa relation avec Georges Tron avait commencé de manière consentie, avant que ce ne soit plus le cas. Cette semaine, Me Schnerb avait également annoncé qu'une des plaignantes avait été l'objet d'une plainte de la mairie pour des faits de détournement de fonds, tout en reconnaissant que le parquet avait ensuite classé cette procédure.L'avocat des deux jeunes femmes, Me Gilbert Collard, avait annoncé ces accusations d'agressions sexuelles dans Le Parisien mercredi. Le parquet d'Evry avait ensuite enregistré les plaintes avant de confier à la police judiciaire une enquête préliminaire pour des faits présumés d'agression sexuelle et de viol.Georges Tron s'est étonné de la concomitance de cette démarche avec l'affaire DSK, accusé à New York de crimes sexuels, et de la proximité de Me Collard avec Marine Le Pen, alors même qu'il est en conflit avec des proches de la dirigeante frontiste qui vivent à Draveil.Marine Le Pen, qui a répété samedi que le secrétaire d'Etat devait démissionner "maintenant", avait annoncé dans la semaine une plainte en diffamation qui n'avait pas été déposée avant le week-end. Mais samedi, Me Schnerb a insisté : "Je suis étonnée que Marine Le Pen sache à l'avance que l'une des plaignantes ait parlé de relations consenties".

 

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