Toute la puissance de feu du Charles-de-Gaulle déployée au large de la Libye

0 21.11.2011 09:56

"Flagship" français et plus gros navire de guerre militaire européen, le Charles-de-Gaulle met le cap sur la Libye avec sur son pont, dans ses cales, et autour de lui un impressionnant arsenal d'avions de chasse et de missiles, lourd de menaces pour le régime de Kadhafi."Nos avions de chasse étaient à deux heures de vol de la Libye, maintenant, ils seront à dix minutes, c'est un gage de réactivité majeur et ils n'auront plus besoin de se ravitailler en vol", souligne une source militaire française sous couvert de l'anonymat.Le porte-avions a appareillé dimanche à la mi-journée de son port d'attache de Toulon avec 2.000 marins à son bord.En croisant à 20 noeuds (37 km/h), il ne lui faudrait que 24 heures pour rejoindre les côtes libyennes. Mais quelques heures de navigation supplémentaires seront nécessaires pour permettre à la vingtaine d'appareils de son "groupe aérien" de le rejoindre en haute mer et d'effectuer quelques exercices d'apontage, une "mise en jambe" indispensable.Le groupe aérien sera fort d'une quinzaine d'avions de chasse, des Rafale en majorité mais aussi de vénérables et éprouvés Super Etendard. Deux appareils de contrôle aérien Hawkeye, sortes d'Awacs miniatures conçus pour être embarqués, ainsi que des hélicoptères compléteront le dispositif.Parmi les hélicoptères figureront de très récents et versatiles Caracal, utilisés par les forces spéciales françaises et susceptibles "d'extraire" des équipages d'avions de chasse alliés qui seraient contraints de s'éjecter au-dessus du territoire libyen. Eux aussi seront désormais à petite distante des côtes."Plus qu'un signe diplomatique, c'est un signe militaire très fort", ajoute-t-on de même source. Il s'agit de consacrer le leadership diplomatique, politique et désormais aussi militaire endossé par la France.Le Charles-de-Gaulle, fait-on valoir, sera, au moins dans un premier temps, seul de son espèce au large des côtes libyennes. Ni les Etats-Unis, ni les autres nations européennes n'ont prévu pour le moment de déployer leurs porte-avions ou porte-aéronefs dans la zone.Très concrètement, les avions de chasse du porte-avion seront aux premières loges pour faire respecter la zone d'exclusion aérienne décrétée par l'ONU dans le ciel libyen.Mais les Rafale, dans leur version marine, et contrairement à leurs cousins de l'armée de l'air, disposent aussi de missiles anti-navires Exocet AM 39. Ils ne laisseraient aucune chance à la marine libyenne si, par extraordinaire, il venait à l'esprit du colonel Kadhafi de mettre à exécution sa menace de transformer la Méditerranée en "champ de bataille".Samedi soir, des navires et sous-marins américains et britannique ont lancé une première vague d'environ 110 missiles Tomahawk sur une vingtaine d'objectifs stratégiques libyens.Le fleuron de la marine nationale pourrait à son tour entrer dans la danse avec ses missiles de croisière Scalp dont la portée serait supérieure à un millier de kilomètres."Les Scalp pourraient être très utiles pour frapper des cibles bien protégées, à longue distance, et inaccessibles à l'aviation en raison de leur éloignement, des conditions météo ou des défenses aériennes", explique-t-on encore de source militaire.Le Charles-de-Gaulle sera de surcroît escorté par trois frégates, l'une anti-sous-marine, le Dupleix, l'autre anti-aérienne, le Forbin, une troisième multi-missions, l'Aconit, et par un pétrolier ravitailleur, La Meuse.Un sous-marin nucléaire d'attaque assurera également sa protection rapprochée. Et tous ces navires disposent d'un armement redoutable.

 

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