Tour de France : Roger Legeay « fan » du Bugatti

0 21.11.2011 09:21

Sept Tours de France à son actif, sans abandon. Roger Legeay s’est complu dans le rôle d’équipier modèle. Une expérience qui lui a permis de se muer en manager avisé.Un sacré brin de carrière en pro, toute une vie dédiée au cyclisme pour Roger Legeay, reconverti ensuite directeur sportif. Coureur avec des leaders reconnaissants comme Van Impe, Schuiten, Anderson, Kuiper ou Bernaudeau, puis manager. « Ça peut étonner, mais j’étais aussi bien accueilli et attendu en Sarthe quand j’étais au volant, que les mains sur le guidon et les jarrets sur le braquet ». Les étapes au Mans l’ont marqué.Celles traversant « son » département également. Comme en 1978, une édition au caractère bien particulier. Cette édition 78 s’élançait du Nord pour descendre vers les Pyrénées, et Roger avait vite pris le maillot à pois. À Bruxelles. Qui plus est, il le garderait qu’à Saint-Lary-Soulan. Plus d’une semaine avec ce signe distinctif. « Surtout lors de l’étape Caen-Mazé, j’ai traversé la Sarthe avec ces pois rouges. Depuis Sillé-le-Guillaume jusqu’à Sablé, j’entendais les gens crier pour m’encourager ». Presque une haie d’honneur.Comme quoi on pouvait être constamment sur la brèche pour ses leaders, et bénéficier de quelques bons de sortie. « J’ai fini aussi 5e d’étape, mon meilleur résultat dans les Landes à Seignosse ». Et courir sur les Champs-Élysées avait une double valeur. « On ralliait le but ». Le légitime sentiment du devoir accompli.200 000 sur le Bugatti… et deux fois en têteSes images fortes se dessinent aussi sur le circuit Bugatti. « En 1975, c’était mon premier Tour. Le Maine libre avait titré : « Ils étaient 200 000 pour accueillir la Grande Boucle ». Je me souviens de l’ovation quand je suis passé deux fois en tête avant le dernier tour. Mais le sprint final ce n’était pas pour moi ». Son futur coéquipier Jacques Esclassan (car Roger était alors chez Jobo) s’imposerait.Le Bugatti resterait un champ d’expérimentation privilégié. Son truc ? Les contre-la-montre par équipes. La scène était parfaite pour préparer cette spécialité. Une vraie passion pour le Manceau qui avait fini deux fois 2e d’étape, avec les Lionceaux à damiers. « À mon époque, dans les années 80, c’était une vraie référence. J’avoue que j’appréciais car c’était le don total de soi à son équipe. Ce registre exigeait un gros travail technique, il fédérait les énergies ». Le Sarthois conserverait bien en tête ses exigences en amont.Trois fois avec Z ou Gan, il investirait l’anneau manceau pour préparer ses hommes. « Merci d’ailleurs au coup de main de Raymond Guilmin ou Hervé Guyomard. C’était le cadre idéal pour travailler les relais, le rythme, la cadence sans le moindre souci de sécurité ». Roger ne sera pas sans regretter que le Tour 2011 ne fasse pas un petit détour par les stands.Mais il se rattrapera lors des 24 Heures vélo, où il sera pour la troisième fois de la partie. Quand on est « fan » du Bugatti…Christian LOUISA voir également : [Vidéo] Roger Legeay nous parle du passage du Tour de France au MansA tester : [Quiz] Testez vos connaissances sur le Tour de France en Sarthe

 

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