Six membres d'une famille décèdent en Vendée, la piste du drame familial privilégiée

0 21.11.2011 13:36

Un médecin généraliste de 34 ans a probablement tué son épouse et ses quatre enfants dans leur maison avant de mettre fin à ses jours à Pouzauges (Vendée), selon les enquêteurs qui ont évoqué "un professionnel en situation de surmenage" avant le drameLe corps de l'épouse du médecin, Sylvie Bécaud, 35 ans, a été retrouvé dans son lit et a subi, selon l'autopsie, des "violences importantes" dont "une douzaine" de coups de couteau au visage, "une plaie pénétrante au poumon", "une trace de fracture du crâne avec un objet contondant" et "un égorgement assez profond", a précisé Xavier Pavageau, procureur de la République de La Roche-sur-Yon.Les corps des quatre enfants, trois garçons de 3, 5 et 7 ans et une fillette de 9 ans, ont été retrouvés en pyjama dans leur lit.Ils ont été selon les premières constatations "frappés à plusieurs reprises très fortement avec un objet contondant" au visage puis retournés sur le dos. Les autopsies ont débuté lundi soir.Une bûche, retrouvée ensanglantée aux pieds du père pendu dans le salon, pourrait être à l'origine des blessures, d'autant que des éclats de bois ont été découverts dans les chambres, a précisé le procureur.Le corps du Dr Bécaud a été retrouvé pendu dans le salon avec une corde. Ses vêtements ne portaient aucune trace de sang et il n'avait que quelques blessures aux pieds. Aucun vêtement souillé de sang n'a été retrouvé lundi par les enquêteurs au domicile.A ses pieds les enquêteurs ont aussi trouvé un couteau de cuisine avec des traces de sang.M. Pavageau a ajouté qu'aucune trace d'effraction au domicile, ni de vol, n'ont été constatés, "ce qui nous mène à privilégier l'hypothèse du drame familial".Le docteur était, selon son entourage, "un professionnel en situation de surmenage, de stress professionnel", a expliqué le procureur.L'homme, qui exerçait dans la commune voisine de Montournais, "était fatigué, il travaillait trop", a affirmé le père de Sylvie, l'épouse du médecin, aux enquêteurs. "Son métier l'a tué, il voulait trop bien faire".Selon l'Ordre des médecins de la Vendée, dans le canton de Pouzauges, il y a un médecin pour 1.368 habitants et "le nombre de médecins n'est plus suffisant pour la population".A l'issue des autopsies et en raison de la violence des actes, le procureur devrait ouvrir mardi soir une enquête criminelle.La famille Bécaud habitait depuis environ sept ans à Pouzauges, dans une maison récente et cossue située dans un lotissement en construction près du "Bois de la Folie".Ceux qui connaissaient le médecin étaient encore étonnés par le drame lundi."Je l'ai vu il y a un mois à son cabinet. C'est notre médecin de famille, je ne comprends pas", a expliqué aux journalistes Yvan Guédon."J'ai habité à côté de chez lui pendant deux ou trois ans, c'était quelqu'un d'agréable, gentil, calme. Il jouait souvent avec ses enfants, c'était une famille pour moi très unie", a-t-il dit."L'ensemble de la population et les élus de Pouzauges sont sous le choc devant ce drame familial qui est complètement incompréhensible", a considéré le maire de Pouzauges, Michel Roy. "C'était une famille sans histoire", a-t-il dit.Le docteur Bécaud "était investi dans sa profession de médecin généraliste et avait le souci du devenir de la médecine en zone rurale", a-t-il poursuivi."Cela nous a fait un choc à tout le monde", a considéré Odette Jadeau, qui réside en face du cabinet du médecin, "il va y avoir sept ans qu'il était arrivé là, il était très bien". "Il va nous manquer, on n'a plus de docteur", a-t-elle ajouté

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