Sarkozy maintient l'année du Mexique en France et la dédie à Florence Cassez

0 21.11.2011 13:35

Nicolas Sarkozy a décidé lundi de maintenir l'année du Mexique en France, malgré la condamnation définitive de Florence Cassez à 60 ans de prison au Mexique, et de la dédier à la jeune femme qui clame son innocence depuis 2005 et pour laquelle il n'a cessé de s'impliquer.Preuve de l'attention qu'il porte au cas de cette jeune femme de 36 ans originaire du Nord de la France, condamnée par la justice mexicaine pour "complicité d'enlèvement", le chef de l'Etat a reçu pour la dixième fois ses parents en fin de journée, pendant un heure environ.Comme il le fait "régulièrement" depuis son élection, il a de nouveau parlé "longuement" au téléphone avec elle et c'est avec "son plein accord et celui de ses parents" qu'il a pris ses décisions.Charlotte Cassez, la mère de Florence, avait réclamé vendredi au président Sarkozy l'annulation des festivités de l'année France-Mexique mais s'est finalement rendue aux arguments de sa fille, qui, de sa prison dans le sud de Mexico, avait de son côté affirmé dans un entretien à l'AFP qu'il fallait au contraire les maintenir pour qu'on parle d'elle. "Le pire, ce serait l'oubli", avait-elle dit.Entouré de Charlotte et Bernard Cassez, et de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, le président a donc déclaré à la presse qu'il avait décidé "maintenir l'année France-Mexique" et de la "dédier" à Florence Cassez."La supprimer serait une offense au peuple mexicain", "un peuple ami" dont "nous admirons la culture" et "nous faisons la différence entre lui et l'attitude de certains de ses dirigeants", a-t-il affirmé, ajoutant que "ce serait donc une décision parfaitement inappropriée, contraire aux intérêts de Florence et contraire aux intérêts de nos deux peuples".M. Sarkozy demande à chaque officiel qui prendra la parole au cours des manifestations culturelles, scientifiques ou économiques prévues tout au long de 2011 de "commencer par parler" de la jeune femme "afin qu'on ne l'oublie pas".Il a précisé qu'il présiderait lui-même "la première manifestation d'ampleur franco-mexicaine" et qu'il publierait bientôt une tribune dans la presse mexicaine.M. Sarkozy va également téléphoner à son homologue mexicain, Felipe Calderon, pour demander une nouvelle fois le "transfèrement" de Florence Cassez dans une prison française, comme M. Calderon s'était engagé à y réfléchir, a-t-il rappelé, et conformément à une convention internationale permettant le transfèrement dans son pays d'origine de tout prisonnier définitivement condamné dans un autre."Nous ne laisserons pas 60 ans de plus cette jeune femme dans une prison", a-t-il dit, "j'espère que la raison va finir par triompher".Il a également demandé aux autorités mexicaines de "veiller à la sécurité" de la prisonnière, une demande qui "a rassuré" sa fille, selon Mme Cassez.L'affaire Florence Cassez brouille depuis des mois les relations franco-mexicaines. Elle avait en partie monopolisé la visite du président Sarkozy au Mexique, en mars 2009, au grand dam de la presse locale et d'une population dont les nerfs sont mis à vif par le fléau des enlèvements - quelque 8.000 par an - suivis de demandes de rançons et très souvent d'assassinats.Les relations entre les deux pays se sont encore dégradées, après le rejet, jeudi, par la justice mexicaine du pourvoi en cassation de la jeune Française, avec convocation dans les capitales respectives des ambassadeurs des deux pays.Avec le président, "on est finalement tous tombés d'accord sur une solution qui nous convient parce qu'à la fois elle respecte le peuple mexicain (...) et nous qui ne voulons pas baisser les bras", a confié Charlotte Cassez à la presse.

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