Runs sauvages au Mans : le préfet exige une prise de conscience

0 21.11.2011 09:59

Un camion qui traverse le terre-plein central de l’A11 vendredi vers 18 h 30 avant d’aller percuter la voiture d’une jeune de 25 ans, tué sur le coup. Trois heures plus tard, la mort d’un motard de 23 ans à proximité du Technoparc lors d’un run sauvage. Quel malheureux hasard. Si dans le premier cas, la thèse d’un malaise du chauffeur du poids lourd était avancée, dans le second, tout le débat devait porter sur l’aspect « évitable » de ce drame. Mais quoi faire ? Voila la question posée à Emmanuel Berthier, préfet de la Sarthe. Car coïncidence, devant la préfecture de la Sarthe, se tenait samedi la journée de la sécurité intérieure. Un préfet visiblement ému par le drame et en difficulté quant à la solution à apporter. D’où la stratégie de communiquer au maximum pour parvenir enfin à une réelle prise de conscience.« Scandaleux »« Le run sauvage, c’est interdit. Cela peut aller jusqu’à la saisie des motos » a averti le préfet. Selon lui « cette mort est la 28e sur les routes de la Sarthe depuis le début de l’année, cette mort aurait pu être évitée car nous sommes face à une pratique interdite ». Très clairement, le préfet dit « oui à la pratique de la moto, oui à la pratique de la vitesse sur circuit… », mais dit un « non » formel aux runs sauvages. Selon lui « mettre sa vie en danger est déjà extrêmement grave, mais mettre celle des autres en jeu, c’est scandaleux ».Renforcement des contrôlesChargé de mission « deux-roues motorisées », Yannick Le Neuder va dans le sens du préfet quand il explique que « les runs génèrent de l’insécurité pour les participants et les spectateurs ». Selon lui, même organisé, ce genre de spectacle demeure dangereux dans la mesure où il y a « phénomène d’imitation ». Après le spectacle, quand il rentre chez lui, le motard est tenté d’accomplir quelques acrobaties. Alors quelle solution ? Outre le renforcement des contrôles (annoncés par le préfet), l’autre piste, « c’est de retravailler sur les stratégies de déplacement et les motivations de chacun. Ce n’est pas parce qu’on a un engin qui peut rouler à 200 km/h que l’on doit rouler à 200 km/h » explique Yannick Le Neuder. D’où l’importance de la communication, de la communication, et de la communication, les trois solutions prioritaires au grave problème posé.Bruno MORTIER

 

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