Rétrospective (octobre) Joël Rivière : « On ne pouvait pas laisser tomber Pesca »

0 18.11.2011 09:45

« Quand j’ai vu que toute cette aventure allait partir en sucette, je me suis dit qu’il n’était pas possible de laisser tomber un type comme Henri » Alors quelques semaines avant la vente aux enchères du 15 octobre qui devait définitivement marquer la mort de l’écurie Pescarolo, Joël Rivière s’est mis en chasse : « J’ai vendu quelques-unes de mes voitures de collection et avec mon ami Jacques Nicolet, nous avons décidé de tout faire pour racheter la totalité des lots qui étaient mis aux enchères ».Pari gagné pour cet ancien gendarme, patron de l’Institut de Recherche Criminelle passionné de voitures de courses. À Magny-Cours, où il possède une écurie de loisirs équipée de joyaux de la course (Prestige Racing), il offre à ses clients des sensations fortes au volant de ses prototypes de F1 ou d’endurance : « Pesca, évidemment, je connaissais. C’est un bonhomme de la trempe de Jacky Ickx. Quand il a créé son écurie, j’ai appris à aimer cette équipe, à suivre tous ses résultats. En 2005 et 2006, il a réussi à faire deux fois deuxième derrière Audi. Du coup, j’ai craqué une première fois en achetant en 2007 la Pescarolo-Judd du précédant podium. Celle conduite par Loeb-Hélary et Montagny. J’ai aussi investi dans l’une des huit Pesca-école ».Joël Rivière, qui a d’ailleurs enseigné au Mans lorsqu’il était lieutenant au sein de l’école de gendarmerie, a des attaches très solides avec la piste mancelle : « D’abord celle d’Alain Prost car j’ai créé une équipe d’élèves gendarmes pour participer chaque année aux 24 heures de karting. Maintenant, c’est plus vers le grand circuit que je me tourne ».Devenu vice-président de la nouvelle écurie « Pescarolo Racing », le mécène a déjà réussi avec son ami Jacques Nicolet a faire venir de nouveaux partenaires après avoir mis à deux 400 000 euros sur la table pour sauver l’écurie : « Autovision nous a déjà rejoints et certains autres de mes clients, des amis en fait, s’apprêtent à le faire. Je pense que l’on a aujourd’hui la capacité financière d’engager au moins une voiture pour la prochaine saison d’endurance, 24 heures du Mans comprises. C’est un budget qui tourne autour de 4 millions d’euros ».L’écurie sauvée, c’est aussi le bonhomme Pesca qui est honoré : « Henri ne pouvait pas partir ainsi. Dans sa vie, c’est toujours lui qui a décidé. Lui, cela fait longtemps qu’il est rentré dans les livres d’histoire. moi je ne suis qu’un tout petit pion. Vous savez, celui-là, quand il a quelque chose dans la tête ».Jean-Benoît GAYET

 

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