Pro A : un bilan morose pour le MSB

0 21.11.2011 09:32

Le MSB a terminé sa saison sur une défaite en play-offs contre Cholet. L’heure est désormais au bilan et à l’analyse de ce qui restera comme l’une des moins bonnes saisons du club depuis bien longtemps.Une saison manquéeLe MSB pourra toujours avancer qu’il a obtenu une qualification en play-offs pour la 15e année de suite. Une performance record et à souligner… mais obtenue in-extremis, en 8e position. A côté de ça, le club a été le seul à être éliminé en deux manches sèches en play-offs. Il termine également sans trophée puisque pour la première fois il ne s’est pas qualifié aux As et a été sorti sans gloire dès les huitièmes de la Coupe France, à domicile contre Nancy. Seule la Coupe d’Europe aura apporté son lot de performances avec trois bons tours préliminaires d’Euroligue et une nouvelle qualification pour le Last 16 d’Eurocup. Mais là aussi, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait la pace pour aller plus loin dans une poule abordable. Bref, on attendait forcément mieux d’un club qui avançait le 4e budget de Pro A et les objectifs forcément plus élevés qui vont avec.Un effectif déséquilibré et instableLe staff l’a reconnu en cours de saison, le recrutement d’Alain Koffi, s’il ne se refusait pas évidemment, a bousculé les plans de départ. Le secteur intérieur s’est retrouvé embouteillé et c’est Covile qui en a fait les frais en décembre. Pour le reste, et ça le club n’y peut pas grand chose, les blessures ont fait le reste pour déstabiliser un groupe déjà fragile. Acker a forcé les choses pour trouver son rôle de leader, Kahudi a souffert, Diot également et Koffi a été out dès février, remplacé par des pigistes pas forcément efficace. Dans ces conditions, avec l’accumulation des matches (18 en Europe notamment, record dans son histoire), le MSB n’a jamais trouvé de réelle homogénéité dans ses performances.De l’inconstance et des failles récurrentesLe Mans a fait preuve d’une grande instabilité dans ses résultats (jamais plus deux matches gagnés de suite en championnat) mais surtout au cours des rencontres. Capable de voir fondre un avantage énorme en quelques minutes comme de perdre le fil des événements en un éclair (à l’image du 18-2 dans le 2e quart mardi dernier à Cholet). Ajouté au fait que le money-time lui a souvent joué des tours (8 matches perdus en Pro A de 5 pts ou moins, 2 au Last 16 d’Eurocup), le MSB peut avoir beaucoup de regrets. Et pour ne pas arranger les choses, le bilan a Antarès est famélique (7 victoires pour 9 défaites si on ajoute les play-offs). Une première négative depuis plus de 10 ans.Une absence de spectacleMême si dans le sport pro, la priorité, et c’est bien normal, va au résultat, quel que soit le style employé, on n’aura finalement connu ni l’un ni l’autre, surtout du côté d’Antarès. Le public manceau, qui est loin d’être au niveau de celui de Cholet, Roanne ou encore Gravelines en terme d’ambiance, n’a pas eu vraiment de quoi s’emballer non plus. Construite autour d’une base avant tout défensive, l’équipe n’a pas développé un jeu à faire lever les foules (11e attaque et pas moins de 11 matches sous la barre des 70 pts).Un coach pas épargnéJD Jackson a tout tenté pour trouver des solutions, rien n’y a fait. Par moment, il a même avoué son impuissance à comprendre comment faire fonctionner son groupe d’un match à l’autre. Message difficile à transmettre avec certains joueurs, coaching pas toujours compris (des joueurs sur une bonne série mis sur le banc et inversement), là aussi, il y a forcément des leçons à tirer pour l’avenir, d’autant plus que le franco-canadien est sous contrat jusqu’en 2014.Raphaël CAILLAUD

 

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