Pro A : Le MSB sur la pente ascendante

0 21.11.2011 09:46

Dominateur pendant les 3-4 premiers mois de la saison, le MSB avait perdu, courant février, de sa superbe. Le contre-coup physique d’un parcours finalement plus long que prévu en Eurocup et surtout une perte de confiance dans le jeu qui s’était ressenti aussi bien lors de l’élimination précoce en quart-de-finale des As contre Vichy que dans la fin de l’invincibilité de plus d’un an à Antarès. Succès étriqués, même contre des équipes de bas de tableau, abandon de la 1ère place au profit de Cholet (tiens, tiens), bref, on était alors en droit de se poser de réelles questions sur la capacité du Mans a passé la redoutée épreuve des play-offs.Mais force est de constater que le MSB a donné depuis 5 matches, quasiment toutes les assurances d’une équipe au potentiel de champion. Solide contre Paris-Levallois en quart, il est encore monté d’un étage dans la série contre Roanne. Les grands joueurs ressortent lors des grandes rendez-vous a-t-on tendance à dire. Au MSB, si l’on compare les stats et l’impact des joueurs entre saison régulière et play-offs, on voit nettement que la plupart des cadres ont réglé le compteur à la hausse. C’est évidemment flagrant pour Zack Wright. Repassé par la case banc de touche au printemps après un exercice mitigé (7.5 pts, 5.4 rbds, 1.8 int, 4.3 pds et 13 d’éval), le meneur US a pris une dimension - sur la durée qui plus est - rarement entrevue en Pro A (17.2 pts, 7.6 rbds, 3.4 int, 8 pds et 24.4 d’éval en 5 matches).Un esprit de conquêteDans son sillage, deux hommes ont plusieurs fois apporté le petit plus qui fait la différence. Maleye N’Doye a retrouvé une efficacité redoutable en sortie de banc (10.6 pts, 3.4 rbds, 1.8 pd et 13.2 d’éval en play-offs contre 6.8 pts, 2.9 rbds, 1.4 pd et 8 d’éval en saison régulière). Idem pour son remplaçant dans le 5 majeur, Charles Kahudi (de 4.3 pts, 2.1 rbd et 5.2 d’éval à 8.2 pts, 3.6 rbds, 1.4 pd et 9.4 d’éval). Deux joueurs qui plus est investis totalement dans leurs missions défensives. Pour Spencer et Batista, deux leaders de l’équipe, le rendement reste habituel.Efficaces, « assassins » quand il faut (surtout pour l’Américain), ils sont indispensables dans la machine mancelle. On n’en dira pas autant du trio Salyers - Rupert -Yango, décevant, non pas dans son implication, mais dans son apport. Un petit plus à peaufiner qui pourrait bien faire la différence contre Cholet en finale.Un autre signe qui ne trompe pas. Souvent contesté au rebond pendant la première partie de saison, le MSB a conforté en play-offs le mieux ressenti depuis quelques semaines. Si la moyenne globale reste la même (35.5 rbds), les Tangos ont quasiment pris à chaque fois le dessus sur leurs adversaires dans ce domaine en play-offs. Surtout, en améliorant sa présence au rebond offensif (13.2 contre 10.9), l’équipe sarthoise se donne bien plus de deuxièmes chances dans un secteur révélateur d’un esprit de conquête bien présent.Raphaël CAILLAUD

 

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