Prix du lait: les négociations toujours en cours mercredi après-midi

0 18.11.2011 09:43

Eleveurs et fabricants de produits laitiers tentaient toujours mercredi en fin d'après-midi, après plus de trois heures de discussions, de trouver un accord sur les prix du lait 2010 et préparer l'année 2011.Dans une ambiance de grand secret, l'endroit de la rencontre n'ayant même pas été rendu public, producteurs de lait, coopératives et industriels ont commencé leur réunion à 14h30, a-t-on appris auprès de la FNSEA, le principal syndicat agricole français.Avant la réunion, les éleveurs disaient vouloir décrocher un accord rapidement: "nous venons pour discuter et aboutir à un accord aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Henri Brichart, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui souhaite une augmentation de 10% du prix pour 2010 par rapport à 2009.Poussant également à une conclusion rapide, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a dit avoir "bon espoir" que les différentes parties trouvent un compromis pour 2010.Au plus tard, l'accord devra intervenir "avant la fin de la semaine", a poursuivi le responsable syndical, M. Brichart, brandissant la menace d'une reprise des mouvements de protestation contre les transformateurs (industriels et coopératives).Ces dernières semaines, les éleveurs avaient mené des campagnes d'étiquetage dans les grandes surfaces, appelant les consommateurs à ne pas acheter certains produits de Bel (Vache qui rit), Bongrain (Caprice des Dieux) et Lactalis (Camembert Président) notamment.Alors que les prix ne sont toujours pas connus pour le troisième trimestre, les discussions de mercredi devaient également tenter de fixer des tendances pour 2011 avec la prise en compte de la question de la compétitivité avec l'Allemagne, un point primordial pour les industriels."On va essayer aussi d'avancer sur le problème de la compétitivité sur 2011 pour ne pas être trop en décalage par rapport à l'Allemagne", a concédé M. Brichart.M. Le Maire a reconnu le bien fondé des arguments des fabricants de produits laitiers qui soulignent leur problème de compétitivité avec l'Allemagne où le lait est moins cher."Mais avant de traiter cette question de la compétitivité, entendons-nous sur le prix du lait d'ici la fin de l'année 2010", a martelé le ministre.De son côté, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) paraissait moins empressée, soulignant que la réunion devait examiner "un véritable programme de travail pour préparer la filière laitière française à la fin des quotas (2015)". "Pas de politique de l'autruche", insistaient les coopératives pour qui les "sujets liés à la fin des quotas et à l'éventualité de fortes augmentations de la production de lait dans certaines régions ou dans certains Etats, comme l'Allemagne, ne doivent plus être occultés".En clair, la FNCL souhaite que l'écart de prix entre le lait français et allemand, moins cher, se réduise.En 2009, le prix du lait français était 35 euros (pour 1.000 litres) supérieur à celui de son concurrent outre-Rhin, un différentiel qui inquiète les industriels français en perte de vitesse face aux Allemands.Cette position est également défendue par la Fédération nationale des industries laitières (FNIL), qui regroupe des entreprises comme Bel, Bongrain, ou encore Lactalis. Mercredi, la FNIL n'était pas joignable.C'est sur ce point que les positions devront s'assouplir. Il faudra trouver le juste équilibre qui permettra aux transformateurs de regagner des parts de marché à l'export et aux producteurs de bénéficier de la reprise des marchés après une année 2009 "catastrophique" avec des revenus qui ont baissé de plus de 50%.

 

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