Porte-à-porte et battues continuent pour retrouver la cavalière disparue

0 21.11.2011 10:04

"Je voulais savoir si vous aviez des éléments sur la disparition de cette personne", demandent inlassablement les gendarmes devant chaque porte en présentant des photos de la cavalière disparue dimanche en forêt et toujours pas retrouvée mercredi.Mercredi matin, des gendarmes en tenue parcouraient chaque rue d'un lotissement cossu de Magny-les-Hameaux (Yvelines), frappant à toutes les portes et présentant l'appel à témoin pour tenter de retrouver Christine Hulne, 43 ans, disparue dimanche après être partie à cheval pour une balade en forêt.Vers 18H00, les recherches étaient toujours vaines, a dit un porte-parole de la gendarmerie, qui prévoit le même dispositif jeudi.Tandis que d'autres équipes ont poursuivi toute la journée les fouilles en forêt, le porte-à-porte n'a apporté "aucun élément", selon l'adjudant Fabien Vaytet, gendarme à Toussus-le-Noble (Yvelines), venu en renfort. "C'est un travail de fourmi mais c'est utile et nécessaire"."C'est la première fois que l'on fait une opération de cette envergure, des disparitions arrivent régulièrement mais généralement la personne est retrouvée dans les heures qui suivent", ajoute-t-il.Trois jours après la mystérieuse disparition de la quadragénaire, les recherches continuent toutefois avec un dispositif "resserré" : 65 militaires, contre 150 la veille, une équipe cynophile et quatre chevaux du peloton de la compagnie des Bréviaires.L'hélicoptère muni d'une caméra thermique, utilisé lundi et mardi, pourra intervenir "sur demande", ainsi que la garde républicaine et deux plongeurs.Près du centre équestre d'où est partie la disparue dimanche, un habitant de Magny-les-Hameaux, Philippe Vernin, a dit à l'AFP avoir croisé Mme Hulne "dimanche vers 10H10" en faisant son jogging."Je l'ai saluée, elle était tout à fait normale, elle allait au pas", a-t-il raconté.Indiquant le chemin vers lequel la cavalière se dirigeait, M. Vernin a estimé qu'il était "évident qu'elle est allée dans la vallée de la Mérantaise", où "deux chemins sont raides mais praticables"."Je pense plutôt à un accident parce qu'ici c'est la campagne, c'est calme. Le cheval a pu être effrayé par un sanglier ou un chevreuil", a-t-il poursuivi.Après avoir lancé mardi soir un appel à témoin, la gendarmerie, qui privilégie l'hypothèse accidentelle dans cette affaire, a fait état de plusieurs témoignages "intéressants" apportant "une réelle plus-value"."Certains témoins disent avoir croisé la cavalière dimanche, ne pas avoir eu d'inquiétude particulière et ils nous permettent de connaître sa position géographique et temporelle", a déclaré un porte-parole de la gendarmerie.Originaire du département de l'Essonne, Christine Hulne est considérée comme une "cavalière très expérimentée". Blonde, les yeux bleus, silhouette fine, elle est partie dimanche matin du centre équestre de Gomberville, emportant avec elle un sac à dos, mais en laissant son téléphone portable chez elle, selon la gendarmerie.Son cheval a été retrouvé lundi matin à proximité du centre, dont le responsable n'a pas souhaité répondre à l'AFP.

 

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