Polygamie: Lies Hebbadj en garde à vue à Nantes pour viols

0 21.11.2011 09:42

Lies Hebbadj, un épicier nantais déjà mis en examen et dont une compagne avait contesté en avril dernier une contravention pour port du niqab au volant, était samedi une nouvelle fois en garde à vue, cette fois pour viols et violences.La garde à vue entamée vendredi soir a été prolongée samedi de 24H00 afin notamment d'"organiser dans les heures prochaines une confrontation entre la plaignante et M. Hebbadj", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Nantes Xavier Ronsin.Les nouvelles investigations contre M. Hebbadj, âgé de 35 ans, ont pour origine "des accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes" pour des faits compris entre 2003 et 2007, selon le procureur.L'avocate de M. Hebbadj a dénoncé samedi les "moyens extraordinaires policiers et judiciaires" déployés contre son client. "L'accusation se donne manifestement les plus forts moyens de la répression. M. Hebbadj fait les frais d'une politique particulièrement répressive. C'est un homme traqué par des moyens extraordinaires, policiers et judiciaires", a souligné Cécile de Oliveira lors d'une conférence de presse à son cabinet.L'avocate a fait "le lien entre les discours assez nauséabonds sur la déchéance de la nationalité française et la situation de M. Hebbadj aujourd'hui".La plainte a été déposée par une ancienne compagne répudiée par Lies Hebbadj et remariée à Dubaï, Nina Gomez, qui avait déjà porté contre lui des accusations de maltraitance sur un blog et contre qui M. Hebbadj avait porté plainte en avril pour diffamation. La jeune femme a également été mise en examen aux côtés d'autres compagnes de M. Hebbadj et de lui même pour fraude aux prestations sociales le 9 juin dernier, a-t-on indiqué de source judiciaire.L'enquête préliminaire a été confiée à la police judiciaire de Nantes. M. Hebbadj s'était fait connaître le 23 avril lorsque lui-même et l'une de ses compagnes avaient contesté publiquement un procès verbal pour port du niqab au volant.Le jour même de la conférence de presse, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, avait préconisé que le commerçant soit déchu de sa nationalité française, mettant en avant des soupçons de polygamie et de fraudes aux aides sociales.M. Hebbadj s'était défendu de l'accusation de polygamie en déclarant qu'avoir des maîtresses n'était "pas interdit en France" mais le 9 juin, après six semaines d'enquête et 48 heures de garde à vue, il était mis en examen pour travail dissimulé et fraudes aux prestations sociales.La justice lui reproche notamment d'avoir vécu dans une "polygamie de fait" lui permettant de bénéficier de prestations indues."L'enquête a montré que M. Hebbadj gérait tout l'aspect financier et matériel de trois familles et des 15 enfants déjà nés, bientôt 17, dont il n'a pas contesté qu'il était le père", avait alors déclaré M. Ronsin. Le plus âgé des enfants est âgé de 12 ans.Fin avril M. Hortefeux avait aussi révélé à des députés UMP l'existence d'un "renseignement" (proche d'une main courante) pour violences conjugales déposé par le père de la Nantaise verbalisée auprès d'une gendarmerie.Samedi, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il ferait ce mois-ci à Nicolas Sarkozy des "propositions de mise en oeuvre juridique" de la déchéance de nationalité française, notamment pour les faits de meurtres de policiers ou de polygamie.

 

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