Plongée dans les coulisses de la plus grande course du monde

0 21.11.2011 09:32

En marge de la projection nocturne du film « Michel Vaillant », le Conseil général et l’ACO proposaient hier après-midi des visites dans les coulisses de la course. Au volant : Hervé Guyomard. En piste.Chez Matra, Monsieur, il y avait un maître sommelier pour recevoir les invités. Maintenant, les représentants des marques sont tous des techniciens. L’ambiance est donc différente ». Hier, dans l’antre vide d’un paddock soudain devenu immense, Hervé Guyomard guidait ses hôtes avec une petite pointe de nostalgie. Directeur du circuit Bugatti de 1971 à 2006, l’homme était bien placé pour parler des coulisses de la plus grande course du monde.Un prélude à la grandiose projection sur écran géant, hier soir, du film « Michel Vaillant », devant plusieurs centaines de spectateurs installés à même une ligne droite des stands, éclairée comme dans la nuit du 12 juin. Sacrée course, sacrées 24 heures. Piqué dès son plus jeune âge par le virus de l’épreuve, Hervé Guyomard a gardé dans ses veines le carburant magique qui propulse les bolides, et rendent à jamais dépendants leurs admirateurs. Passage obligé en salle de presse : « Ce sont chaque année 2 700 journalistes de plus de 50 pays qui sont accueillis ici. Je me rappelle des commentaires de Stéphane Collaro, lorsqu’il était journaliste sportif. Quand il voyait une voiture rouge, il disait Ferrari. Une verte, il criait Jaguar. Souvent il se trompait ».Coluche, Collaro en salle de presseLe dirigeant de l’ACO a vu aussi Coluche venir en salle de presse commenter le Bol d’Or : « Ses analyses valaient ses sketches. Tous les journalistes étaient pliés ». Les souvenirs défilent, comme autant d’éditions et de tours de pistes. Entrée discrète dans l’inabordable sanctuaire de la direction de course, tête de proue du paquebot longeant le quai des stands. Le ton du guide se fait plus solennel. 39 caméras et deux grands écrans semblent surveiller leurs hôtes : « Ici, 18 personnes s’enferment sans parler pendant 36 heures, pour tout gérer des 24 Heures. La course, c’est aussi 2 000 commissaires, 2 000 contrôleurs, un agent de sécurité placé tous les 50 mètres autour du circuit. Chacune des 39 caméras représente un poste du circuit que l’on peut grossir jusqu’à 126 fois. C’est suffisant pour voir si une voiture a perdu un boulon à tel ou tel endroit ».Le malaise cardiaque de Pironi en 1978La course, c’est aussi 800 secouristes, 100 médecins et infirmiers anesthésistes : « Saviez-vous que les équipes soignantes réalisaient 1 200 interventions pendant les 24 Heures ? Saviez-vous que nous avions aussi un hôpital d’urgence, pour les pilotes, juste en-dessous de cette salle ? Saviez-vous aussi qu’en 78, Didier Pironi, vainqueur sur Renault avec Jean-Pierre Jaussaud, avait fait un malaise cardiaque juste avant de monter sur le podium, après avoir perdu 8 kg pendant la course ? Saviez-vous que Le Mans était la plus grande course anglaise, avec 55 000 Britanniques régulièrement présents. Plus qu’à Silverstone… ».Non, nous ne le savions pas.Jean-Benoit GAYETL’ACO propose des visites guidées cet été en minibus jusqu’à la fin du mois d’août. Renseignements au 02-43-54-71-07

 

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