Play-offs : c’est l’heure de se faire la belle pour Bercy

0 21.11.2011 09:57

Comme il y a deux ans, Manceaux et Roannais vont jouer à Antarès leur place pour la grande finale du 13 juin. En 2008, la Chorale était venue glacer l’ambiance de ce qui était aussi la dernière apparition de Vincent Collet comme coach, en remportant largement ce match d’appui (71-57).« C’est le match de l’année », déclare sans détour JD Jackson, en espérant sûrement en vivre un encore plus fort en cas de qualification pour Bercy. Le constat est le même du côté des ouailles de Jean-Denys Choulet. Plusieurs paramètres semblent régir cette « belle » a priori si indécise. On a forcément parlé de l’aspect physique. D’un côté comme de l’autre, les organismes sont désormais fortement usés, peut-être davantage du côté de Roanne qui a joué un match intense de plus contre Orléans en quart et qui a l’habitude de plus tirer sur ses joueurs cadres que Le Mans.Surtout, dans un match couperet comme celui-ci, le mental sera primordial. La rage de vaincre, l’envie, la gnac feront la différence. « C’est simple, soit on gagne, soit on rentre à la maison, résume le capitaine JP Batista. On doit tous élever notre niveau pendant 40 minutes et jouer à fond. C’est le plus fort psychologiquement qui dominera et remportera la mise. Je suis persuadé que l’on peut répéter notre performance du match aller. Personnellement, je vais tout donner et mes coéquipiers aussi, j’en suis sûr. »Il le faudra car la crispation pourrait être au rendez-vous, surtout en cas de nouvelle issue indécise. Un constat que JD Jackson préfère pourtant récuser. « Il ne faut pas se poser de questions, surtout ne pas calculer dans ces matches sans lendemain sinon on est rattrapés par l’enjeu. Il faut surtout se dire qu’à +10 ou -10, rien ne sera acquis avant le buzzer. » Au MSB, porté il faut l’espérer par une salle Antarès chaude à défaut d’être a priori pleine, de tirer profit de cet avantage du terrain qu’il n’avait pas su exploiter il y a deux ans. « On s’est battus toute l’année pour ça, insiste Batista. On est chez nous, on doit défendre notre position. »Casser la percussion roannaiseEn terme de jeu, on devrait retrouver, sauf surprise, un style plus proche du match aller que de la folie offensive entrevue au retour dans la Loire. « On est tombés dans le style de jeu que Roanne aime imposer à Vacheresse, explique JD Jackson. On va essayer de revenir à un jeu un peu plus typique de play-offs, avec moins d’ouverture, moins de déchets comme toutes ces balles perdues qui leur ont donné des débordements faciles mardi dernier.Il faudrait copier notre deuxième mi-temps de l’aller où on avait défendu fort, de manière agressive pour casser leur jeu et les prendre nous-mêmes en contre-attaque. » Dominer les secteurs principaux sera essentiel, enfoncer le clou le sera tout autant. Des clés multiples que le MSB devra enclencher ce soir pour se rapprocher du Graal et combler ainsi une année pour l’instant vierge de titre. Bercy est à ce prix.Raphaël CAILLAUD

 

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