Nouvel An: la police traque les pétards à la frontière franco-allemande

0 21.11.2011 09:36

La police française a saisi mercredi à la frontière avec l'Allemagne des milliers de pétards et artifices, très prisés des Alsaciens qui se livrent à Nouvel an à une débauche de tirs, perpétuant une tradition allemande aux douze coups de minuit.Les pétards commercialisés outre-Rhin sont plus puissants et beaucoup moins chers que ceux autorisés à la vente (et ce seulement le 31 décembre) dans les départements alsaciens du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Seule la vente de pétards de type K1 (les plus petits) et ne permettant pas de tir tendu est autorisée.Il s'agit d'éviter les risques d'incendie mais aussi les blessures aux yeux et aux mains qui conduisent chaque année aux services des urgences, la nuit de la Saint-Sylvestre, plusieurs dizaines d'utilisateurs maladroits et autres victimes.Malgré des mises en garde répétées, notamment dans les écoles, les jeunes Alsaciens se sont une nouvelle fois rués dans les magasins d'outre-Rhin, qui alignent en bonne place leurs promotions.Premier à se faire prendre mercredi du côté français du "Pont de l'Europe" par une équipe de policiers menée par le capitaine Laetitia Mejean, un jeune homme de 25 ans, Eric, ouvre son coffre regorgeant de pétards et de feux d'artifice. "Je ne savais pas. J'habite Paris. J'ai fait les achats pour toute ma famille à Strasbourg", tente-t-il de justifier.Pour 150 euros, il a rempli son coffre de "Knock Out", "Night stars", "Goliath" et autres "World of Rockets", de quoi offrir à son quartier dix bonnes minutes de déflagrations assourdissantes mais aussi un de ces mini feux d'artifice qui embrasent le ciel aux quatre coins de la ville. L'intégralité de la marchandise a été saisie et le jeune homme placé en garde à vue.Des contrôles ont également été mis en place aux autres points de passage du Rhin, mais l'intensité des explosions entendues chaque année côté français laisse douter à beaucoup de leur efficacité.Côté allemand, à Kehl, le policier Hurst, uniforme vert, et son collègue strasbourgeois Muller, uniforme bleu, hèlent poliment des clients s'exprimant en français. A trois jeunes qui hésitent devant les bacs géants remplis de promotions allant de 1,99 euro à 19,99 euros, le policier français explique: "Abandonnez cette idée, vous avez le droit d'acheter ici ces engins, mais pas de les transporter en France". Se faire prendre peut, selon la quantité saisie, aller d'un simple rappel à l'ordre à un an de prison et 15.000 euros d'amende.A Kehl, le commissaire principal Markus Braun précise à l'AFP que la police allemande "ne fait qu'aider son homologue française pour un problème français", car un acheteur "n'est pas punissable ici".Les douanes françaises sont aussi de la partie, cette fois dans les entrepôts de transports. Le chien "Dynamite", spécialisé dans la recherche d'explosifs, cherche parmi des centaines de colis d'éventuels arrivages de pétards commandés par des internautes.Les policiers ont déjà découvert dimanche dernier à Strasbourg pas moins d'une tonne de pétards dans une camionnette. Son propriétaire, originaire du Doubs, voulait revendre sa marchandise en Alsace.

 

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