Neuf ans plus tard, Le Mans s’affiche toujours gay-friendly

0 17.11.2011 16:26

Quel tam-tam ! 24 Heures du Mans mises à part, rarement la ville avait autant fait parler d’elle. Une du quotidien « Le Monde », papiers dans Libération, Le Parisien, dossiers dans Le Nouvel Observateur et autres news magazines, sujets dans les journaux télévisés… Le label « Le Mans ville Lesbian & Gay friendly » suscitait la curiosité en cet automne 2002.Sur une idée de l’élue municipale Dominique Niederkorn, une trentaine de commerces du Mans signaient la charte, gage de bon accueil réservé à la clientèle homosexuelle. « Aujourd’hui, plus de 70 établissements arborent l’autocollant arc-en-ciel. Cette initiative a dynamisé le tissu commercial. Désormais, Le Mans est référencé dans les guides homos, sur les réseaux sociaux. Cette meilleure visibilité est tangible », précise Franck Miot, directeur du service Tourisme et patrimoine.« Favoriser la mixité »Olivier Châble, militant au sein de l’association Homogênes, insiste sur un autre point positif. « Cette charte a également favorisé la mixité afin de sortir des seuls établissements dédiés « gay ». Quand on va au Plongeoir, au Vertige ou à Couleur Café, c’est bien de croiser une clientèle indifférenciée. »La charte se veut ainsi une arme parmi d’autres dans la lutte contre les préjugés. « C’est un symbole fort avec des incidences très concrètes. Je sais que cette tolérance a motivé parmi d’autres critères quelques installations d’entreprises dirigées par des homosexuels. »L’arc-en-ciel indique la couleurJean-Noël, propriétaire du bar Arc-en-Ciel rue Doré, renchérit. « C’est une très bonne idée. Le Mans est désormais référencé auprès de réseaux déjà bien établis. Cette charte offre l’assurance d’entrer dans un endroit où on ne vous jugera pas. Beaucoup de gays sont heureux de trouver des milieux si ce n’est sympathisants, du moins indifférents. » Le petit autocollant arc-en-ciel apposé sur la porte indique la couleur si l’on ose dire.Quant au maire, il considère la question tranchée. « Neuf ans plus tard, l’initiative ne fait plus débat. Chaque commerçant est libre d’adhérer ou non. Quoi qu’il en soit je ne regrette pas d’avoir accompagné cette idée importante pour l’image d’une ville tolérante. »Depuis, d’autres ont emboîté le pas. C’est le cas d’Amiens, de Nice, de l’île de la Réunion et du département du Gers.Frédérique BRÉHAUT

 

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