Mouvements de protestation contre les menaces de fermeture de compagnie CRS

0 17.11.2011 16:31

Des actions de protestation contre les menaces de fermeture de compagnies de CRS ont eu lieu samedi à Lyon et à Perpignan tandis que la compagnie de Marseille a décidé en assemblée générale d'entamer une grève de la faim.A Perpignan, la quasi-totalité des effectifs de la compagnie de CRS 58 qui devaient assurer la sécurité du match Arles-PSG - 74 personnels sur 84 - se sont fait porter malades samedi matin, selon une source syndicale.A Sainte-Foy-les-Lyon (Rhône) "une centaine de personnes" parmi lesquelles "les familles des CRS", ont manifesté en fin de matinée devant la CRS 46, a confirmé la préfecture. Elles ont "bloqué symboliquement l'accès du casernement pendant quelques minutes", selon une source syndicale.Quelque 70 % d'arrêts maladie avaient été enregistrés mercredi matin dans cette compagnie de la banlieue lyonnaise.Ces mouvements ont été provoqués par les mesures annoncées par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux concernant les CRS, notamment la menace de fermeture de compagnies à Lyon et à Marseille, a-t-on indiqué de source syndicale.La compagnie de CRS marseillaise, en déplacement à Paris pour des missions de sécurité, a décidé samedi en assemblée générale d'entamer une "grève de la faim", a annoncé Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix). Le ministre de l'Intérieur avait confirmé mercredi des "études en cours" sur la fermeture de deux compagnies de CRS à Lyon et Marseille alors que, selon des sources proches de l'Intérieur, est aussi programmée celle de sept escadrons de gendarmerie mobile."Il y a des études en cours sur la fermeture" des compagnies de CRS (effectif total de 130 hommes par compagnie) de Marseille et Lyon, a en effet confirmé mercredi soir à Paris le ministre de l'Intérieur lors des voeux d'Unité police SGP-FO.Il a en revanche indiqué que les "rumeurs" sur six autres fermetures, dénoncées par des syndicats de police, étaient "infondées".Une réunion est prévue à ce sujet mercredi au ministère de l'Intérieur, selon une source syndicale.M. Hortefeux a ajouté devant les policiers présents aux voeux du syndicat, qui proteste contre ces fermetures, comme Alliance (2ème organisation) et l'Unsa-police (3ème syndicat), que "chaque situation familiale sera prise en compte". "La capacité des CRS ne sera pas remise en cause" a assuré le ministre, lançant un appel au "dialogue et à la concertation".Le secrétaire général d'Unité police SGP-FO, Nicolas Comte, a demandé samedi dans un communiqué "au ministre de l'Intérieur de ne fermer aucune Compagnie républicaine de sécurité".Selon lui, les annonces de fermeture "ont largement affecté les personnels déjà soumis depuis plusieurs mois à une pression hiérarchique due notamment à la course aux résultats et à un manque de concertation". Jean-Claude Delage, le secrétaire général d'Alliance, a déclaré samedi à l'AFP que "l'administration" policière "est responsables de la montée de ces mécontentements" car elle "tergiverse" et "ne dit pas les choses clairement".

 

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