Mondial: l'Espagne domine l'Allemagne et vole vers la finale

0 18.11.2011 09:10

Un but de la tête de Puyol inscrit à l'orée du dernier quart d'heure a propulsé l'Espagne en finale du Mondial-2010 face à l'Allemagne (1-0), concrétisant ainsi une nette domination en demi-finale, mercredi à Durban.L'Espagne accède ainsi pour la première fois à une finale de Coupe du monde, où elle défiera les Pays-Bas (vainqueurs de l'Uruguay 3-2 mardi) à Johannesburg dimanche, pour une rencontre inédite en phase finale d'un Mondial ou d'un Euro. Et elle confirme son succès sur cette même Allemagne en finale de l'Euro-2008 (1-0)."Je ne veux pas donner de noms, je pense à tous les joueurs qui ont tous été extraordinaires, a savouré le sélectionneur Vicente Del Bosque. Mais attention, il nous reste un match à jouer!"Mais que ce fut tendu ! Les Espagnols ont développé leur "toque" (jeu à une touche de balle) traditionnel, sans s'affoler, mais sans non plus affoler la défense allemande, bien regroupée. Encore une fois, ils ont souffert (comme aux tours précédents, tous remportés 1-0). Et le temps filant, le spectre de la défaite inaugurale contre la Suisse (0-1) apparaissait, celui d'une équipe qui, avec abnégation défensive, avait chipé à la Roja la victoire contre le cours du jeu. Au long d'une domination sans partage, les occasions nettes demeuraient rares cependant. Puyol s'offrit la première, une tête plongeante au-dessus de la barre sur un centre tendu d'Iniesta (14), et surtout la déterminante: sur un corner de Xavi, le défenseur central expédiait une tête pleine de rage propulsant son équipe au septième match comme au septième ciel (73)."Je suis très content, on a joué notre meilleur match du Mondial, avec le match qu'on a fait, on aurait pu marquer plus de buts mais c'est celui de (Carles) Puyol qui nous emmène en finale", s'est félicité Villa.Auteur d'une grande prestation en défense, le capitaine du FC Barcelone donne ainsi rendez-vous aux Pays-Bas contre lesquels il avait étrenné sa première sélection, en 2000.Iniesta et Pedro auront été les deux hommes dangereux de la Roja, tandis que Villa pâtissait de la surveillance rapprochée de la charnière Friedrich-Mertesacker, après avoir raté son duel avec Neuer (6).Mais Pedro aura aussi mangé la feuille de match en préférant s'enferrer dans un dribble alors que Torres, fraîchement sorti du banc, était seul à gauche (82).L'Espagne a joué son jeu, pas l'Allemagne, qui s'est contentée de regarder jouer l'adversaire. Peu agressive? La première faute fut sifflée au bout de 26 minutes de jeu ! Il y en eut bien davantage en seconde période.Mais quand la Nationalmannschaft avait le ballon, elle se montrait empruntée, tâtonnante. Le rouleau-compresseur allemand qui était passé sur le corps des Anglais (4-1) en 8e et des Argentins (4-0) en quarts, semblait lui-même à plat.Joachim Löw, Jose Mourinho, même combat ? De fait, la Nationalmannschaft a adopté la tactique de l'Inter Milan en demi-finale retour de la Ligue des champions face à Barcelone: laisser le ballon à l'adversaire, "bunkériser" la surface de réparation et couper la relation entre Xavi et l'attaquant, Messi au Barça, Villa dans la Roja.Et lancer des contre-attaques, comme lorsque Özil fond dans l'axe et s'écroule au contact de Sergio Ramos (45+1) ou que Podolski centre au second poteau pour Kroos, seul, dont la reprise est détournée par Casillas (69).Recalée dans le dernier carré, la Nationalmannschaft demeure la reine des accessits dans les années 2000 (2e au Mondial-2002, 3e en 2006, 2e à l'Euro-2008). Et Klose reste bloqué à 14 buts en Coupe du monde, à une longueur du record du Brésilien Ronaldo (15 buts). Il reste le match pour la 3e place...

 

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