Mondial de basket: l'Espagne, tenante du titre, éliminée en quarts par la Serbie

0 17.11.2011 16:29

Après cinq ans de fiesta, l'Espagne a été priée de rentrer chez elle mercredi, battue 92-89 par la Serbie sur un panier venu du bout du monde en quarts de finale du Mondial de basket à Istanbul.De retour en demi-finales, le champion du monde 2002 y rencontrera vendredi la Turquie qui a mis en pièces (95-68) la Slovénie devant un public déchaîné.Quoi qu'il arrive maintenant, on se souviendra longtemps du côté de Belgrade de cette merveille de tir, déclenché au-delà des neuf mètres par Milos Teodosic à trois secondes de la fin, alors que l'Espagne, menée presque tout le match, était revenue à hauteur pour défendre son titre jusqu'au bout.Au moment de dégainer, le MVP de la dernière Euroligue était pourtant en manque de réussite (1 sur 7 derrière l'arc) et avait préféré distribuer les caviars pour ses copains qui se sont généreusement partagés la marque, avec six joueurs entre 12 et 17 points. Mais au moment clé, il a fait mouche. "C'est impossible de dire à quoi je pensais sur mon dernier tir. Je l'ai pris, il est rentré et voilà tout." C'est l'âme d'un "grand joueur", a constaté le sélectionneur de l'Espagne Sergio Scariolo, inconsolable d'avoir conduit dans le fossé une équipe qu'il avait comparée à une Ferrari l'an passé.Les dégâts sont considérables car c'est la première fois depuis les Jeux d'Athènes en 2004 que les Espagnols échouent à se hisser dans le dernier carré d'un tournoi international. Ils avaient même disputé la finale des quatre derniers, pour deux titres, au Mondial-2006 et à l'Euro l'année dernière en Pologne où ils avaient battu la même Serbie de vingt-deux points en finale."On avait été battu par une équipe plus forte que nous, là on a pu mesurer nos progrès", a savouré le légendaire Dusan Ivkovic, qui a pris en main cette jeune équipe serbe il y a trois ans après le fiasco du Mondial au Japon.Un groupe articulé autour de l'axe fort Teodosic-Krstic mais surtout très homogène, qui a retrouvé beaucoup des vertus de l'école yougoslave avec notamment une adresse fulgurante de loin (15 sur 30 à trois points mercredi)."On joue sans aucun respect pour personne et on n'a peur de rien. Et je dis ça depuis le début du Mondial", clamait Dusko Savanovic, déterminant en deuxième période pour contenir l'Espagne de Navarro qui, avec ses 27 points, a bien failli faire revenir les siens dans le match, comme si souvent."C'est un moment très dur pour nous. On est frustré mais on s'est battu jusqu'à la dernière seconde", a raconté Navarro, les yeux rougis, après une défaite qui reste une surprise même si on pouvait en sentir les prémices lors des matches précédents.Battus par la France et la Lituanie en phase de poules, les Espagnols, où l'absence de Pau Gasol s'est fortement fait ressentir, n'ont jamais fait preuve dans ce tournoi de la même force tranquille qui les animait depuis cinq ans.Leur victoire en huitièmes sur la Grèce aurait pu annoncer une montée en régime. Mais la Serbie les a vite ramenés sur terre.

 

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