Malicorne-sur-Sarthe : cohésion à trouver

0 18.11.2011 09:18

Le canton de Malicorne-sur-Sarthe connaît une évolution démographique positive avec 10 793 habitants (+ 1 736 par rapport à 1999) dont toutes les communes profitent, en particulier Le Bailleul grâce à la présence de l’hôpital et du parc d’activités Ouest Park.Une situation favorable qu’il doit à sa proximité avec les bassins d’emplois de Sablé, La Flèche, Brûlon et La Suze mais pas seulement. « On offre une qualité de vie et globalement sur le secteur, un niveau d’équipements publics correct », estime Jean-Louis Coutanceau, maire de Noyen-sur-Sarthe. « Le prix du m2 viabilisé est moins cher à Malicorne qu’à Sablé ou à La Flèche (30 à 35 €). Malicorne a la chance aussi d’être une ville d’eau avec la Sarthe, c’est assez touristique », souligne Xavier Mazerat, maire. Le chef-lieu est connu pour son passé artisanal avec l’Espace Faïence et ses faïenceries, il accueille aussi désormais le siège de la Vallée de la Sarthe. Mézeray constitue le deuxième pôle touristique du canton avec le Centre nature et balade des Mésangères (55 km de sentiers). Noyen-sur-Sarthe est davantage tournée vers l’activité artisanale et industrielle avec la zone des Halandières et sa locomotive Copirel (150 emplois). Pour autant, « ce sont plutôt les emplois extérieurs qui nous tirent », explique Jean-Louis Coutanceau. L’agriculture reste une activité importante avec des exploitations qui ont su prendre le virage de la modernité.Un canton éclaté entre quatre communautés de communesLa faiblesse de ce canton mais que certains, à l’instar de Chantal Albagli, considèrent au contraire comme une force dans la perspective de l’organisation territoriale future, tient en fait selon les maires de Noyen et de Malicorne à son manque de cohésion. Onze communes rattachées à des territoires différents : Saint-Jean-du-Bois avec la communauté de communes du Val de Sarthe ; Le Bailleul avec celle de Sablé ; Villaines-sous-Malicorne, Bousse et Arthezé avec le Pays fléchois et les six autres communes, plus Tassé (canton de Brûlon), regroupées au sein du Pays malicornais.Ce qui rend parfois difficile la mise en place de projets structurants. Ainsi, d’un projet intercommunal de maison de santé pluridisciplinaire, on est passé à deux projets communaux, l’un à Malicorne et l’autre à Noyen, à 7 km de distance ! Ce qui n’a fait que raviver les divergences de point de vue entre ces deux communes. Ce sera une des tâches du futur élu (e) au conseil général que d’essayer de donner à ce territoire une véritable cohérence.Si les communes du canton se développent, c’est en partie grâce aux emplois fournis par des entreprises comme Posson, une société spécialisée dans la fabrication et l’impression de boîtes en carton pour emballage implantée sur la zone Ouest Park.Patrick JULIOTAnalyse. Un canton plutôt conservateurMalicorne-sur-Sarthe est plutôt un canton conservateur. Il vote à droite sauf exception. Lorsque la gauche a le vent en poupe. Comme aux régionales de 2010 où il s’est inscrit dans la mouvance générale en faveur de la gauche qui a atteint 34 des 40 cantons du département.Chantal Albagli, candidate de la majorité départementale, préférera se référer aux résultats des élections présidentielles de 2007 dans le canton pour briguer avec confiance un quatrième mandat. Maire de Dureil depuis 1983, présidente de la communauté de communes du Pays malicornais, elle peut à la fois revendiquer un ancrage local fort et une expérience de 17 ans au conseil général. Sur sa route, elle trouvera cependant un adversaire qui, lui aussi peut s’appuyer sur une bonne connaissance du territoire qui l’a vu naître et où il réside depuis 21 ans, Jean-Paul Boisard, maire de Saint-Jean-du-Bois, candidat du Parti Socialiste. L’invité surprise de cette élection, il faut aller le chercher dans le canton voisin de Brûlon, en la personne de Gaël Lagneau, le maire de Pirmil, qui fait son entrée en politique sous la bannière d’Europe Écologie - Les Verts. Le Front National est présent avec Lucienne Maleyrat et le Front de Gauche avec…. Cinq candidats dans une élection à enjeu local ; les électeurs de ce canton rural exprimant dans l’urne, plus généralement, leur attachement à la personnalité qu’à l’étiquette politique.P.J.(NDLR : le candidat du Front de Gauche, Dominique Colombel, n'était pas encore connu, au moment de la rédaction de cet article).

 

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