L'Espagne championne du monde, deux ans après son succès à l'Euro

0 21.11.2011 10:31

L'Espagne s'est offert sa première étoile de champion du monde, avec en prime un fabuleux doublé Euro-2008/Mondial-2010, dans la douleur avec un but d'Iniesta en prolongation contre des Pays-Bas réduits à dix (1-0, a.p.), en finale de la Coupe du monde dimanche à Johannesburg.Ce match était fait pour les livres d'Histoire. Avant l'arrivée des joueurs sur le terrain, Nelson Mandela, fit même une apparition, en voiturette sur le terrain, pour saluer les fans de Soccer City. Au moment du but d'Iniesta à la 116e minute, Casillas éclata en pleurs. Ce fut l'autre image de cette finale. La Furia Roja, qui jouait sa première finale de Coupe du monde, rejoint l'Allemagne, seule à avoir jusqu'ici réalisé un doublé Euro-Mondial dans ce sens (1972-1974). La France, elle, avait signé un enchaînement Mondial-Euro (1998-2000). L'Espagne devient aussi le premier pays européen consacré en Coupe du monde en dehors du Vieux Continent.La manière ne fut cette fois pas tout à fait au rendez-vous, au terme d'un match il est vrai heurté. Au total, l'arbitre anglais M. Webb sorti 14 cartons jaunes et a exclu Heitinga en prolongation. Les Néerlandais, généreux en fautes, (plus d'une vingtaine dans le temps réglementaire) ont ainsi coupé l'élan des Xavi et Iniesta, architecte et ingénieur de ce fameux "toque", jeu de passes à une touche de balle si redouté. Mais c'est tout de même un but de ce diable d'Iniesta qui est sorti de sa boîte à la 116e minute pour crucifier des Néerlandais réduits à dix après l'exclusion de Heitinga à la 109e minute. Que de progrès dans la régularité accomplis depuis ce 8e de finale désastreux contre la France au Mondial-2006 (1-3). Sous la férule de Luis Aragones, champion d'Europe en 2008, puis que Vicente Del Bosque, son successeur, la Roja continue à être une machine à gagner. Pour les Pays-Bas, c'est la troisième finale d'un Mondial raté après les échecs de 1974 contre la RFA et de 1978 contre l'Argentine. Les Kuyt, Sneijder et Robben n'ont donc pu mieux faire que le mythe vivant Johan Cruyff, qui avait échoué en 1974 aux portes du rêves.Ce dernier, amateur déclaré du jeu de l'Espagne, avait donc vu juste en prédisant le sacre de Villa et sa bande. Mais il n'avait pas prédit que ce match irait en prolongation. La partie ne s'est vraiment emballée qu'en deuxième période. Les Oranje avaient surnagé en première période en hachant un jeu évidemment dominé par les Espagnols, toutefois moins fringants que prévus. Puis, dans le sillage de Robben, les Néerlandais se sont mis à mordre dans le match au retour des vestiaires. Un peu émoussée à ce moment-là, la Roja dut réagir avec les accélérations d'un Iniesta enfin réveillé.Les meilleures occasions néerlandaises vinrent de Robben, qui perdit deux face à face contre Casillas. Parti dans le dos de la défense, son tir fut détourné du bout du pied droit par "San Iker" (62e). Puis Robben vit son cavalier seul encore annihilé par le gardien espagnol (83e). Le joueur du Bayern s'était déjà heurté au gardien du Real deux fois auparavant, mais sans que les occasions soient aussi limpides (45+1, 52e).Villa, lui, se heurta à très bon Stekelenburg (70e) et céda ensuite sa place à Torres à la seconde moitié de la prolongation. Un match en demi-teinte pour lui, mais qu'importe.Robben, offensivement, fut le seul vraiment en vue côté Oranje. Van Persie, plutôt lourd, n'a réussi son premier geste qu'à la 49e... un centre. Et Sneijder était trop occupé à se débattre au milieu de terrain ou trop occupé à penser à ses statistiques personnelles. Mais Robben regrettera toute sa vie ses deux duels perdus contre Casillas.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.