[Les Sarthois du Tour] Bernard Richard, le « Colombien »

0 21.11.2011 09:31

Passé pro fin 1985 chez Fagor (il portait ce maillot en 1988 lors de la dernière étape jugée au Mans), Bernard Richard a été ensuite enrôlé par Café de Colombie pour épauler Luis Herrera.Le Sarthois de Sillé-le-Guillaume avait forcément coché sur son carnet de route ce final sur le quai Louis-Blanc. « Mais sans trop y croire tout de même, je savais bien que c’était un pari presque impossible. C’était un final pour sprinteur. »Et cette année-là, un « monstre » de puissance régnait sur les arrivées massives. Le Néerlandais Jean-Paul Van Poppel et ses Supercontex étaient presque intouchables. Bernard Richard s’était quand même vu accorder un bon de sortie.« J’ai essayé à Pruillé-le-Chétif »En vrai pro, il avait bien mémorisé les derniers kilomètres. « Alors, j’ai essayé à Pruillé-le-Chétif. C’était encore relativement loin du but. Mais attendre plus, ça devenait plus compliqué. J’ai résisté deux ou trois « bornes » avec Bruno Cornillet et une poignée de secondes. Et puis tout est revenu. J’avais tiré mon baroud d’honneur. » Il terminerait au cœur du peloton (50e). Sans voir les Champs-Elysées.Car la montée du Puy-de-Dôme avait raison de ses forces. « J’ai enlevé mon dossard… J’ai voulu le remettre, mais c’était trop tard. » Deux jours avant… Paris.« Terribles, les contre-la-montre par équipes »Ce dernier dimanche, vécu en Vendée (où il possède un pied-à-terre) lui a rappelé des efforts passés. Surtout quand il était chez Café de Colombie, où il avait été recruté pour protéger Luis Herrera dans les étapes de plaine.Et l’aider à concéder un minimum de temps dans les contre-la-montre par équipes. « Le plus exigeant. Il fallait être intelligent tactiquement, mais aussi tout donner à fond. On en sort complètement lavé. » Comme lors de cette étape menant vers Marseille, où il avait dû ramener son leader colombien. « Pour finir, il y avait une petite côte et j’ai bien cru que je ne la passerai pas tant j’étais à l’arrêt. » L’homme n’était jamais avare de générosité.Au Mans vendrediDésormais installé à Montbéliard, l’ancien pensionnaire de Fernand Legeard (Neufchâtel-en-Saosnois) revient parfois en Sarthe. « Ma maman est toujours à Sillé-le-Guillaume, j’étais en 2010 à l’arrivée du Circuit de la Sarthe, mon fils vit au Mans. » Sinon, Bernard est devenu un homme d’affaires éclectique.Représentant en France des vélos KTM, qui équipent Bretagne Schuller, il vient d’innover dans le registre des sites internet. « Un simple smartphone suffit pour lire le code Kodiz développé par ma société Magicod et accéder ainsi à un vaste panel d’informations et de services. On peut le tester sur le site www.codizmusic.com ».Exemple pratique. « Vous passez devant une boutique qui vous intéresse. Mais c’est fermé. Vous scannez le Kodiz apposé sur la vitrine et immédiatement vous découvrez toute la gamme. » Aux avant-postes du peloton, le Franc-Comtois d’adoption est aussi à l’avant-garde de la technologie. Mais cette semaine, c’est tout pour le Tour. Bernard, le « Colombien » sera d’ailleurs vendredi au village-départ du Mans.Christian LOUISRichard digestRichard Bernard. 53 ans. Né le 30-08-57 à Sillé-le-Guillaume (Sarthe).Carrière pro. 1985 (novembre) Fagor (France). 1986 Fagor (France). 1987 Fagor - MBK (France). 1988 Fagor - MBK (France). 1989 Café de Colombia - Mavic (Colombie).Victoires. 1985 Chrono des Herbiers. 1987 18e étape Tour du Portugal. 3e étape Tour de Valence (Esp.). 1988 Trophée du Centre-Montluçon.Tour de France. 1988 abandon. 12e à Limoges. 1989 82e au général, 29e aux Champs-Élysées.

 

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