«Les Hautes-Métairies, c’est un peu comme un village »

0 21.11.2011 09:39

Jusqu’au 23 avril, retrouvez dans « Le Maine Libre » celles et ceux qui font vivre Allonnes. Jean-Claude et Bernadette Hameau y vivent depuis 40 ans. Ils ont été dans les premiers accédants à la propriété de ces hameaux alors « au bout du monde ». Aujourd’hui, une nouvelle population y grandit.Bernadette s’en souvient « comme si c’était hier. Il faisait beau, mais la pluie avait détrempé les terrains », alors que les camions de déménagement formaient un balai incessant dans le hameau. « On emménageait tous en même temps. » C’était le 29 décembre 1972 et le couple - après avoir tenu une station essence au Mans puis avoir habité cinq ans dans le bâtiment U - entrait dans « sa » maison. Un habitat lié au « plan Chalandon » qui « favorisait l’accès à la propriété » sous forme de location/accession.Jean-Claude, ouvrier spécialisé chez Renault - comme une dizaine d’autres dans le hameau -, y fera toute sa carrière jusqu’en 2001, terminant chef d’atelier. Bernadette, elle, a reçu les enfants. Comme famille d’accueil de la DDASS. Comme assistante-maternelle. Et aujourd’hui comme grand-mère. Les Hautes-Métairies, dans ces années 70, étaient « au bout du monde, au milieu des champs ». Avec une ferme près de chez eux, devenue par la suite station de radio locale puis antenne du service jeunesse.Et la vie s’y cadence sur celle d’un bourg. « C’est un peu comme un village, ici » résume Jean-Claude. « Nous sommes à part de la ville. » Cette ville dont ils juraient, jeunes, « que jamais (ils) n’y habiteraient. Quand je voyais ces clapiers à lapins, tout en hauteur… » rigole aujourd’hui Bernadette.Mais voilà, « le Sarthois en général est rural. Et quand on a vécu 40 ans dans un coin, on l’aime malgré tout. »Et puis « depuis quatre ou cinq ans, il y a une nouvelle population » qui arrive. Immigrée et « qui s’intègre bien » dans cette population de sarthois de souche. Du coup, « ça reste sympathique ». « Le centre commercial fonctionne », le supermarché aussi. Un restaurant vient même d’ouvrir…« Finalement, la mixité sociale s’est déplacée ici » constate Jean-Claude. Là où, autrefois, elle se faisait au pied des immeubles, elle revient aujourd’hui dans ces cités pavillonnaires… qui poussent. Au bout du quartier, émerge un nouveau lotissement, « Le plus loin ». Jusqu’au prochain.Ronan LE MONNIER

 

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