Les gendarmes ratissent la campagne à la recherche d'une joggeuse

0 21.11.2011 10:32

Une centaine de gendarmes ont ratissé mardi les alentours d'un village au nord de Toulouse à la recherche d'une joggeuse de 49 ans, disparue depuis qu'elle est partie lundi, comme tous les matins, faire son "footing" en rase campagne avant le lever du jour.Les gendarmes qui ont mobilisé un hélicoptère, des plongeurs et des maîtres-chiens à la recherche de Patricia Bouchon autour de Bouloc (nord de la Haute-Garonne) exploitaient le moindre indice. Une petite tache rouge relevée sur un trottoir et pouvant faire penser à du sang a été soumise à l'analyse, a indiqué une source proche de l'enquête.Les gendarmes continuent d'enquêter sur une "disparition inquiétante". Mais "on n'écarte aucune piste : un accident, un crime, un suicide, une fugue, quelqu'un qui pète les plombs", a dit la même source.Patricia Bouchon n'a plus donné de nouvelles depuis qu'elle a, comme tous les jours, quitté le domicile familial lundi vers 4H30 pour aller courir le long des routes départementales avant d'aller travailler.Cette femme mince d'un mètre 60 et 50 kilos, aux cheveux mi-longs châtain clair, a enfilé un jogging bleu marine, un sweat-shirt noir et un K-way bleu.Comme d'habitude, cette mère de famille, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a emporté que ses clés - ni argent, ni portable - quand elle est sortie de la maison située un peu en dehors de Bouloc, près d'un complexe sportif et d'un bois sur lesquels se concentraient une bonne partie des recherches mardi.C'est son mari qui, ne la voyant pas revenir, a alerté les gendarmes entre 5H30 et 6H00, ont dit ces derniers. Il ne "comprend pas" sa disparition, disent les gendarmes. Patricia Bouchon n'avait a priori aucune raison personnelle de disparaître, dit un interlocuteur au plus près de l'enquête.Après de vaines recherches lundi, le dispositif a été considérablement renforcé mardi. Les patrouilles ont repris leur travail dès le lever du jour en refaisant systématiquement à pied les itinéraires communément empruntés par la coureuse. Un hélicoptère a survolé la zone et des plongeurs ont sondé les quelques retenues d'eau du secteur.Opérant en blouse blanche, les techniciens d'investigation criminelle ne négligeaient aucun indice, le moindre paquet de cigarettes abandonné était pris en compte, indiquait-on à la gendarmerie.Tandis qu'elles se poursuivaient sur le terrain, les investigations ont été étendues au champ judiciaire et à tout ce qui, dans "l'environnement" de la joggeuse, pourrait expliquer la disparition.La gendarmerie a placardé un avis signalant la disparition de Patricia Bouchon. Différents commerçants de Bouloc affichent une photocopie de la carte d'identité de la disparue.Celle-ci est bien connue du voisinage pour ses courses matinales. Elle aurait été aperçue une dernière fois par un commerçant avant de disparaître."Je la voyais parfois courir le matin", disait une mère de famille sous le couvert de l'anonymat. "C'est vrai que c'était très tôt. Moi, je l'aurais jamais fait, j'aurais peur de courir la nuit", ajoutait-elle, sans bien savoir de quoi il fallait avoir peur: accident ou agression.A l'endroit de la départementale plutôt fréquentée où elle s'exprimait au côté de deux autres mères venues chercher leur enfant à la descente du bus scolaire, la route est bordée d'un trottoir sur un côté, mais "il y a des endroits où il n'y pas de trottoir".Mardi soir, le mari de Patricia Bouchon et leur fille se sont rendus auprès de la tache rouge autour de laquelle les gendarmes ont délimité un périmètre d'investigation à l'aide d'un ruban, puis se sont éloignés sans parler à la presse.Malgré la tombée de la nuit, la gendarmerie a prévu de maintenir la moitié du dispositif de recherche. "On ne peut pas lâcher", expliquait un gendarme.

 

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