L'épouse du préfet de l'Orne prise plus de deux heures en otage à Bordeaux

0 21.11.2011 09:26

L'épouse du préfet de l'Orne a été retenue en otage pendant deux heures et demie mercredi soir dans un train en gare de Bordeaux par un homme armé que la police a finalement interpellé.Cet homme, un Malien âgé de 25 ans, a pris en otage vers 19H00, apparemment totalement par hasard, Céline Maréchaux, épouse du préfet Bertrand Maréchaux et par ailleurs cadre à la SNCF, dans le train La Rochelle-Bordeaux : elle venait dans la région pour assister à une réunion de la SNCF. Des discussions se sont d'abord engagées entre le preneur d'otage et la BAC (brigade anti-criminalité) puis les policiers du GIPN de Bordeaux sont arrivés sur place et les discussions ont continué avec un de leurs négociateurs.L'homme tenait "deux lames japonaises", a précisé lors d'une conférence presse tenue à l'issue de la prise d'otage le préfet de Gironde, Patrick Stefanini, d'une longueur d'environ 70 cm.Mais "vers 21H25", a-t-il ajouté, à la faveur "d'un instant de relâchement, l'individu a été intercepté et désarmé et la victime libérée". Mme Maréchaux est sortie "libre et indemne", et selon des témoins, relativement souriante, même si elle a été aussitôt prise en charge pour subir des examens médicaux.M. Stefanini lui-même est monté dans le wagon et a été témoin de la prise d'otage, apercevant Mme Maréchaux sous la menace des deux "poignards japonais".Il a rendu hommage "au calme et à la très grande maîtrise de soi" de la victime, ainsi qu'au "très grand professionnalisme" des hommes du GIPN, cagoulés comme toujours. M. Stefanini les a ensuite félicités, leur serrant la main en compagnie du procureur de la République de la ville, Claude Laplaud.La présence de M. Laplaud avait été réclamée par le preneur d'otage lui-même, un homme condamné par le tribunal correctionnel de Bordeaux en avril 2009 pour violences sur agents de la force publique et tentative de soustraction d'une arme à un policier.Il était sorti du centre de détention d'Uzerche (Corrèze) le 30 juin seulement. M. Laplaud a estimé que l'homme souffrait de "problèmes psychiques".Le procureur a indiqué "ignorer la raison" pour laquelle l'homme avait réclamé sa présence. Le préfet a précisé pour sa part qu'à son arrivée, les enquêteurs lui avaient fait part des "récriminations" du preneur d'otage "sur les condamnations dont il avait fait l'objet".L'homme a été placé en garde à vue et l'enquête à été confiée à la police judiciaire.L'incertitude planait sur le fait de savoir si le preneur d'otages avait tenté ou non de retenir également une quinzaine d'autres personnes qui avaient pu descendre du wagon en gare de Bordeaux.Les voies où s'est déroulé l'incident ont été isolées par la police pendant toute la durée de l'intervention du GIPN. Cependant aucune effervescence particulière n'était perceptible dans la gare, malgré la présence de voitures de CRS et de pompiers dans la rue, et le trafic ferroviaire a continué pendant ces deux heures et demie.

 

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