Le père de la Swatch Nicolas Hayek est mort d'un arrêt cardiaque dans ses bureaux

0 21.11.2011 13:54

L'inventeur de la Swatch, célèbre montre en plastique suisse, Nicolas Hayek, est décédé lundi d'un arrêt cardiaque dans les bureaux du groupe qu'il a hissé au rang de numéro un mondial de l'horlogerie, laissant un vide dans le gotha des industries helvétiques.L'homme, qui occupait le poste de président et administrateur délégué du Conseil d’administration depuis 1986, "est décédé aujourd’hui, de manière inattendue, d’un arrêt du coeur alors qu’il travaillait au sein de son entreprise affectionnée", a indiqué le groupe dans un bref communiqué.Interrogé par l'AFP, Swatch n'a pas souhaité donner plus de détail sur les circonstances du décès.Le groupe salue en revanche les "immenses services dans le sauvetage de l’industrie horlogère suisse" rendu par l'entrepreneur âgé de 82 ans qui a également largement contribué "à la création et au développement de Swatch Group".Ce natif de Beyrouth, au caractère bien trempé, est de fait à l'origine de la petite montre en plastique au design coloré, sans cesse renouvelé, qui a révolutionné le monde de l'horlogerie helvétique et lui a donné un second souffle au début des années 1980.Positif, énergique, celui qui est également l'inventeur de la Smart est parvenu au fil des ans à bâtir un empire de renommée mondiale.Outre la gamme des montres abordables et fantaisistes auxquels se sont ajoutés récemment les bijoux, le groupe compte également des marques très prestigieuses telles qu'Omega, Breguet, Tissot et Blancpain. Un éclectisme à l'image de l'homme à la carrure solide et qui a fait sa gloire.M. Hayek "est considéré à juste titre comme un entrepreneur pionnier de ce pays", a insisté son groupe.De fait, celui qui se montrait volontiers frondeur contre le monde de la finance et de la Bourse était une figure emblématique de l'horlogerie suisse et un des dirigeants helvétiques les plus connus et appréciés au monde.Les réactions se sont multipliés dans la Confédération pour rendre hommage à l'homme qui s'est vu décerner de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière, telle que celle d'Officier de la Légion d’honneur, ou de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres.Avec ce départ inattendu, "la Suisse et l'économie suisse perdent une de ses personnalités les plus en vue", a commenté la président de la Confédération, Doris Leuthard dans un communiqué."De par son engagement et ses courageuses interventions, M. Nicolas Hayek a donné durant des décennies de grandes et importantes impulsions à l'entrepreneuriat et à la place économique suisse (...) Nous lui devons beaucoup", a-t-elle assuré.Le patron du groupe Hublot, Jean-Claude Biver, a également salué "un faiseur" d'idées, éternel optimiste qui était également dur en affaires, sur la Radio suisse romande.Face à une succession désormais ouverte après une année houleuse en raison de la crise, Swatch, qui table à nouveau sur des résultats record en 2010, se veut positif.M. Hayek avait su "garantir également (...) que ses idées et ses conceptions subsistent" et "que la continuité, aussi bien au niveau de l’actionnariat que du Conseil d’administration et de la Direction générale, soient assurées", assure le groupe.Même si l'emblématique dirigeant était toujours très actif dans l'entreprise, son fils Nick y occupe les fonctions de directeur général depuis 2003. Une position idéale pour succéder à son père, selon les experts.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.