Le mystère des dents dans le pot de rillettes

0 21.11.2011 09:35

Début août, des Angevins avaient raconté avoir eu la mauvaise surprise de trouver une dent dans un steak haché. L’information avait largement été reprise par les médias. Cette fois-ci, ce sont les rillettes du Mans qui se trouvent plongées dans une histoire un peu similaire. Sauf que les faits remontent à début février et que « la victime » avait proposé à l’époque de ne pas parler de l’affaire contre un geste de « générosité » qu’elle n’a d’ailleurs jamais obtenu.Le 6 février dernier, à Saint-Malo, Jean, 82 ans son fils et ses deux petits fils préparent le repas. Jean s’occupe des rillettes et plonge un couteau dans le pot. Hélas il assure avoir eu la désagréable surprise d’y découvrir un bridge de quatre dents.Dès le départ « nous avons pris l’affaire au sérieux et nous avons demandé que nous soit envoyé le bridge en question » explique Gilles de Gallard, directeur général de la société LBC. Avec cet appareil des tests ont alors été effectués sur la chaîne de fabrication. A chaque passage, grâce à un détecteur (présent sur chaque ligne de production) le pot a été rejeté.Mieux, grâce au numéro inscrit sur le pot, tout l’historique de sa fabrication a pu être retracé. On sait par exemple qu’au moment précis de la fabrication le détecteur qui identifie tout corps solide de plus de 1 mm « était en parfait état de marche » indique Gilles de Gallard qui ajoute que ces appareils sont contrôlés toutes les heures et qu’en cas de dysfonctionnement la chaîne s’arrête.« Mauvaise blague »On pourrait également imaginer qu’un salarié de l’usine ait pu laisser tomber son bridge par accident. Mais là encore c’est impossible car le personnel travaille « avec des masques très couvrants » indique le directeur. Et puis cette hypothèse ne tient plus du tout quand on sait qu’un dentiste ayant examiné la prothèse indique que « c’est un bridge cérométal provenant d’une extraction volontaire »….Alors plus question de chute accidentelle.Enfin, la direction départementale de la protection de la population, saisie par le fils de la victime, n’a rien constaté d’anormal dans le processus de fabrication. On est donc devant un mystère ! En fait entre l’usine et le moment où Jean plonge son couteau dans le pot il peut y avoir eu un geste de malveillance ou plus simplement une mauvaise blague.Toujours est-il que cela ne fait pas rire Gilles de Gallard. « Les industriels sont diabolisés. On n’a pas le même bénéfice du doute que celui accordé au consommateur » plaide-t-ilDe plus le directeur général a le sentiment de se sentir pris dans un piège. « Soit je ne réponds pas et c’est un aveu de culpabilité soit je parle et c’est une sorte de réponse en tant qu’accusé. Je pars du principe que le consommateur en question est honnête mais j’aimerais que notre entreprise bénéficie du même privilège car je trouve cela d’une injustice totale par rapport aux 280 salariés de l’entreprise. J’ai mon intime conviction, cela ne vient pas de chez nous. C’est tout ! ».Bruno MORTIER

 

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