« Le MSB n’est pas rassasié »

0 21.11.2011 09:41

Alors que le MSB débute officiellement sa saison demain soir avec le tour préliminaire d’Euroligue à Banvit (Turquie), son président Christophe Le Bouille fait le point.Le Maine Libre » : Quel bilan tirez-vous de cette pré-saison ?Christophe Le Bouille : Il nous a manqué de nombreux joueurs au début. On n’avait pas trop eu à subir ça par le passé. Ce sont les dates des tours préliminaires d’Euroligue qui compliquent la donne. C’est une hérésie totale car ça pourrait nous faire jouer 6 matchs officiels avant même de démarrer le championnat. Si la saison ne débutait que le 9 octobre par la Pro A, tout ça serait encourageant. Mais là, on est plus dans l’urgence.En quoi les absences ont-elles pesé ?Elles concernaient quasiment toutes le secteur intérieur : Koffi et Batista au Mondial, Covile blessé. Il ne restait que Thierry (Rupert) et Sambou (Traoré) qui nous a filé un coup de main. Au-delà des matches, c’était très compliqué pour JD de faire des séances de qualité. Et au basket, sans intérieur, on ne peut pas jouer. En plus, nos jeunes qui sont censés compléter le groupe étaient blessés (Niang, Drouault) ou occupés à passer leur bac (Ceci et Mendy). Ça fait beaucoup mais ne tombons pas dans la sinistrose, on a quand même vu de belles choses, notamment à Sablé et à Laval. J’ai bien aimé l’attitude des gars.Le tour préliminaire d’Euroligue qui débute demain contre Banvit est-il un réel objectif pour le MSB ?C’est une chance d’être là et c’est évidemment un objectif pour nous de retrouver cette compétition. Maintenant, si on n’y parvient pas, je ne considérerai pas cela comme un échec. Je ne mets donc pas la pression sur le staff et les joueurs avec ça. On rencontre une équipe turque à qui on n’a rien à envier. Si on passe, c’est l’ASVEL ou Buducnost contre qui on n’a pas de complexes à faire non plus. En revanche, un troisième tour, sûrement contre Khimky Moscou, serait plus délicat.Mais parvenir au 3e tour et perdre serait pourtant le pire scénario ?Oui car on jouerait 6 matches pour rien et on risquerait d’arriver déjà bien entamés physiquement pour le début de championnat. Pas de pression donc au début mais si on arrive au dernier tour, il faudra se qualifier.Sinon, vous serez reversés en Eurocup…Oui et qui est peut-être plus à notre mesure. Mais en accédant au Top 16 - et on aurait pu espérer encore mieux à mon sens - on a gagné des matches et de la crédibilité sur le plan européen. Plus que pendant nos trois ans en Euroligue. Et quand je dis crédibilité c’est au niveau des instances, des arbitres, des agents, des joueurs.Votre équipe a été cataloguée défensive et certains craignent le manque de spectacle. Que pouvez-vous leur répondre ?Le premier objectif c’est de gagner des matches et c’est ce que tout le monde demande. Evidemment, si on peut y ajouter du spectacle, tant mieux. Mais quand on voit le match acharné contreCholet à Sablé, le niveau d’intensité a ravi tout le monde. L’envie, l’attitude des gars en défense me plaît et elle plaira au public. Maintenant, offensivement, sur les matches de préparation, c’est clair qu’on n’est pas encore prêt. Mais n’oublions pas aussi qu’on joue sans notre poste 2 américain.En résumé, gagner est la priorité, quelle que soit la manière…Et c’est normal ! Rappelez-vous en Euroligue il y a quelques années. Au début, on perdait peu contre Olympiacos,Efes Pilsen, etc. Tout le monde nous félicitait. Puis au bout de la 5e perdue de deux points, on disait qu’on était bons à rien. Les gens préfèrent que leur équipe gagne. On fait avec nos arguments, nos moyens. On verra, je ne suis pas si sûr que cette équipe ne soit pas offensive…Cette « critique » se base souvent sur les stats moins ronflantes des recrues…C’est une autre question. Et le fait de ne pas avoir engagé un joueur qui tournait à 25 pts et qui tire la couverture à lui, c’est volontaire. On a tiré les leçons du passé (Bluthenthal, Salyers) où ça n’avait pas forcément fonctionné et on s’était retrouvé dépendant des performances d’un seul joueur, Spencer. Là, on a construit un groupe homogène, plus compact, où les rotations n’en sont pas. Contrairement à l’an passé, il est bien plus dur de deviner quel sera le 5 majeur.Des certitudes aussi pour la vie du groupe ?Oui, même s’il faudra voir pendant la saison, a priori humainement, on sait où on va. Diot, Pellin, Covile et évidemment Koffi, on les connaît. Ce sont des joueurs habitués à jouer le haut de tableau, à partager le temps de jeu et qui veulent gagner des trophées. Et avec Acker, on possède la même mentalité à un échelon encore supérieur.On peut donc être optimiste pour cette saison ?Oui, mais la vigilance est toujours dans un coin de ma tête car on ne veut pas être la mauvaise surprise de la saison, le « gros » qui se prend les pieds dans le tapis. On veut continuer sur notre lancée qui fait du MSB, depuis 1996/97, le seul club à avoir joué les play-offs tous les ans. On veut des trophées, on n’est pas rassasié !Propos recueillis par Raphaël CAILLAUD

 

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