Le militaire faisait du chantage avec des photos de ses conquêtes

0 21.11.2011 09:52

Ah la magie d’Internet… Hier à l’audience, comme cela arrive régulièrement, nous avons eu, pour reprendre les termes de la procureur Laure Moisset, « un exemple criant des dangers du net », sur lequel les plus malins tissent leur toile, au détriment des plus crédules.Pour Maxime, jeune militaire, qui se trouvait au RIMa au moment des faits, partir à la pêche aux conquêtes, dans toute la France, puis les faire chanter via internet, n’aura été qu’un jeu d’enfant. Avec dans l’ordre, des échanges, des rencontres, des relations sexuelles, des photos coquines pour ne pas dire plus (du classique en somme jusqu’à ce stade), puis, dans son cas, des menaces de diffusion de ces images ou de ces vidéos, histoire de convaincre les demoiselles qui souhaitaient rompre de se raviser.Une victime tombe enceinteDe 2005 à 2008, le soldat a ainsi multiplié les prises sur la toile, car si hier seules quatre jeunes filles se sont constituées partie civile, il y a aussi dans ce dossier « toutes celles qui n’ont pas été retrouvées », souligne Me Orhan, avocat de l’une des victimes. Lorsqu’elles ont croisé la route de Maxime, toutes étaient mineures, âgées de 13 à 16 ans, et l’une s’est même retrouvée enceinte après avoir été très fortement incitée, sous menace de voir quelques vidéos d’elle sur internet, d’accorder une dernière rencontre, et finalement, un dernier rapport sexuel au prévenu. Elle est aujourd’hui la maman d’une petite fille de 3 ans.« J’étais réellement amoureux »Hier, Maxime a forcément essuyé une rafale de questions sur ses agissements fort peu singuliers. Alors, en bon militaire discipliné, il s’est appliqué à répondre poliment. Mais sans convaincre : « À l’époque, j’étais réellement amoureux et passionné », explique-t-il. « Avec le recul, je comprends que j’ai été odieux. » Les victimes, elles, sont traumatisées, ainsi que l’on établi les rapports d’experts. Maxime, lui, a écopé de trois ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra se soigner, et indemniser les jeunes femmes : il devra au total débourser près de 8 500 euros.Nicolas FERNAND

 

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