Le canton de Beaumont-sur-Sarthe a retrouvé des couleurs

0 18.11.2011 09:14

Il faut remonter à 1968 pour retrouver dans le canton de Beaumont-sur-Sarthe le niveau de population tel qu’il est actuellement et plus exactement tel qu’il est depuis 2007, date des derniers chiffres fournis par l’Insee. En 40 ans, le canton a donc retrouvé des couleurs, preuve d’un certain dynamisme. En 1990, la population du canton de Beaumont-sur-Sarthe était tombée à 7 226 habitants. En 2007, le compteur affichait 8 463. Une jolie progression de 17 %. Une progression qui se voit sur le terrain. C’est le cas par exemple de la zone d’activité de la Pitoisière qui aujourd’hui a fait le plein grâce aux artisans locaux. Profitant des possibilités d’extension, ils ont ainsi eu l’opportunité de pérenniser leur activité.Présence médicaleInversement, dans le domaine économique, le parc d’activités de Maresché, majoritairement financé par la conseil général, est aujourd’hui encore un échec. La crise économique de 2009 a eu pour effet de geler les projets, alors que cette zone est située dans un secteur porteur, à proximité de l’A28 et surtout avec la présence d’un embranchement au réseau ferré. Echec aujourd’hui c’est évident, mais potentiel d’avenir c’est tout aussi certain ! En matière de santé, Beaumont-sur-Sarthe n’échappe pas à la crise qui secoue l’ensemble du département en matière de présence médicale. D’où une réflexion sur la constitution d’une maison de la santé regroupant divers professionnels du secteur.Train de banlieueCe canton, c’est aussi le célèbre prieuré de Vivoin dont l’attrait touristique n’est plus à démontrer. Vivoin est également la commune qui accueille une tannerie spécialisée dans le traitement des cuirs haut de gamme et exotiques.Partant du constat que de nombreux habitants du secteur vont travailler au Mans, Alençon ou même à Paris, les élus ont comme projet de donner un nouveau souffle à la gare de Vivoin afin de se servir de la ligne SNCF pour irriguer une bonne partie de la haute Sarthe. Le but étant de parvenir à une sorte de train de banlieue (du Mans et d’Alençon) en travaillant à la desserte, à l’amélioration de la qualité, aux fréquences et aux horaires répondant aux besoins. Il s’agit ici d’un enjeu important pour préserver les gains de population alors que, dans les années à venir, la hausse des produits pétroliers pourrait inciter à se rapprocher des villes.Bruno MORTIERAnalyse. Médecin contre gestionnaireEn 2004, un fait marquant s’était produit dans le canton. Le divers gauche Jean-Pierre Rossard avait pris la succession de Roger de Neuville. Conseiller général pendant 19 ans, Roger de Neuville avait été élu en 1985 sous l’étiquette RPR.Lors du dernier scrutin, Jean-Pierre Rossard est devenu conseiller général au second tour avec 53,58 % des suffrages. Face au médecin élu, Jean-Edouard Lemasson (UMP), l’actuel maire de Juillé, avait échoué avec un écart d’un peu moins de 200 voix.Cette fois, Jean-Edouard Lemasson ne repartant pas, le combat va opposer le conseiller général sortant à François Robin (majorité départementale), le maire de Beaumont-sur-Sarthe. Si dans ce type d’élection, la prime au sortant est un élément important, la forte implication de François Robin dans l’ensemble des dossiers est un élément dont il va falloir tenir compte. Surtout que François Robin est également le président de la très active communauté de communes du pays belmontais.En sortant du terrain politique, on peut dire que le combat cantonal de Beaumont-sur-Sarthe, c’est celui du médecin contre le gestionnaire. Tout en prenant soin de ne pas oublier les autres candidats à cette élection, sachant qu’historiquement, Beaumont-sur-Sarthe est une terre politiquement modérée.

 

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