La country music s'invite au coeur du Gers

0 21.11.2011 09:54

"Tout le monde se souvient du +tag+?", lance le professeur de danse en ligne, typique de la musique country de l'ouest américain, devant une foule de cinquante aficionados déferlant sur la piste pour quelques pas au "Festival de country music" de Mirande (Gers).Entre les ateliers de danse, les concerts chaque soir, les rassemblements de motards, les stands d'habillement à la mode western, 150.000 personnes sont attendues au cours des cinq jours du festival (13-17 juillet) qui réunit chaque année les amoureux de l'ambiance country venus de toute l'Europe au coeur du Gers."Je suis passionné par le grand ouest américain depuis l'âge de dix ans", raconte enchanté Vivien Parent, 19 ans. "C'est mon truc. Je ne fais pas de sport, je n'ai aucune collection mais j'ai une passion: c'est la country!", lance le jeune homme d'une voix à la fois douce et tremblante.Une passion qu'il exprime jusqu'au bout des pieds avec ses santiags sombres flambant neuves, l'arme factice à la hanche, le canif sur le côté gauche, la boucle à sa ceinture et le bolottie, "une cravate à l'américaine", autour du cou."Demain, je porterai une chemise à franges", raconte-t-il espérant cette année gagner le concours de "mister cow-boy".Tout comme Vivien, qui a "transmis le virus à ses parents", de plus en plus de jeunes viennent ici."J'en parlais depuis plusieurs semaines à mes copines et voulais passer ici pour l'ambiance et pour m'amuser", raconte Charlotte, 30 ans, venue enterrer sa vie de jeune fille. Ses amies de leur côté se prêtent au jeu. Habillées pour l'occasion, elles tentent de suivre le rythme sur la piste, perdues entre les enchaînements de pas et les mains qui frappent.Néophyte, Kelly, 14 ans, partage la même passion que son père, Bernard Medeville. "Plus jeune, je faisais de la danse de salon avec mes parents", raconte l'homme âgé de 52 ans. Converti au country depuis quatre ans, il apprécie la "modestie" et la "convivialité" de cette danse en ligne née outre-atlantique.Pendant ce temps, de l'autre côté du stade, les motos et voitures de collection typées USA sont présentées au public."Je vais ouvrir le +bike show+ (l'élection de la plus belle moto du festival, Ndlr)", explique Philippe Percy, 50 ans, fier d'avoir gagné l'équivalent automobile mercredi dernier, au volant de sa voiture de police du Texas."La country est une grande passion pour moi, une culture qui a régalé ma génération", explique l'homme tout vêtu de cuir et de daim noirs."Je suis amoureux de la culture américaine mais pas de sa politique, d'aujourd'hui ou d'il y a cent ans", jure-t-il, justifiant la présence du drapeau sudiste sur le toit de sa voiture par la "nécessité" d'avoir une copie conforme à la réalité.A côté du défilé lancé au son des sirènes, l'ambiance fait cependant des sceptiques parmi les producteurs bio venus pour la première fois au festival, qui restent calés sur leurs chaises."Ici, c'est chapeau, ceinture, santiags et c'est tout", se moque Michel Grangeon, 53 ans, éleveur de porcs bio. "La culture country c'est du +lourd+", ironise quant à lui Simon, jeune vigneron, qui veut garder l'anonymat.

 

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