Jumelles disparues: la mère garde espoir, les enquêteurs survolent la Corse

0 21.11.2011 09:43

La mère des jumelles suisses disparues depuis 13 jours a affirmé samedi garder "l'espoir de revoir les fillettes" tout en se déclarant "désespérée" tandis que les enquêteurs français et suisses ont focalisé leur attention sur la zone de Porto-Vecchio (Corse-du-sud) qu'ils ont survolée en hélicoptère."Je suis détruite, désespérée, mais je dois continuer à être forte. Je ferai tout le nécessaire pour retrouver Livia et Alessia ou au moins pour découvrir la vérité jusqu'au bout", a dit Irina Lucidi, dans un entretien avec l'agence Ansa depuis l'endroit secret où elle se trouve après avoir quitté sa maison en Suisse."Le temps passe et l'angoisse augmente, mais en dépit de tout je ne perds pas espoir et j'espère encore revoir les fillettes", a-t-elle ajouté.La mère des deux enfants de six ans a été un moment attendue en Corse mais ne s'y est finalement pas rendue. Sa venue sur l'île de Beauté durant le week-end reste une possibilité, selon une source proche de l'enquête.Selon cette dernière, les enquêteurs français associés à deux inspecteurs suisses ont effectué samedi après-midi des repérages par hélicoptère dans les environs de Porto-Vecchio et notamment au dessus de deux plages.C'est à la demande des Suisses que les repérages ont été effectués, de 14H00 à 17H00, a-t-on dit de même source, précisant que les plages survolées étaient celles de Santa Giulia et de Palombaggia."Certains paragraphes de la lettre écrite (par le père des fillettes, ndlr) à son ex-épouse, que nous ne connaissons pas" mentionneraient ces plages, a-t-on déclaré de même source.Les déplacements héliportés devraient reprendre lundi en Haute-Corse. La journée de dimanche sera consacrée à des vérifications sur les témoignages, nombreux, reçus par la police depuis un nouvel appel à témoins diffusé vendredi soir.Les enquêteurs entendaient en début de soirée un sapeur-pompier dont le témoignage semble "le plus fiable". Celui-ci affirme avoir repéré une voiture immatriculée en Suisse correspondant au signalement de celle de M. Schepp, le père des deux enfants.Il avait remarqué ce véhicule et son immatriculation car lui-même avait vécu en Suisse. L'automobile se trouvait, au moment où il l'a vue, près du pont de Calacuccia, au-dessus de Corte (Haute-Corse), non loin de la Scala de la Santa Regina, une série d'escarpements rocheux.Un autre témoignage a également suscité l'intérêt des enquêteurs. Il s'agit de celui d'une habitante de Propriano (Corse-du-Sud) qui affirme avoir vu, le 1er février au matin, le père et les fillettes en compagnie d'une femme, ce qui confortait l'hypothèse d'une éventuelle complicité."Je les ai remarqués car Propriano est un petit village, on remarque tout de suite les étrangers, surtout à cette époque de l'année", a raconté à l'AFP le témoin, Olga Ornec.Selon elle, les jumelles portaient des joggings rose et des parkas et "l'une avait des lunettes et un bonnet blanc et rose".La femme, quant à elle, "était âgée de 45-50 ans et portait un trois-quarts noir, un pantalon blanc et avait les cheveux châtain avec des mèches", a ajouté la témoin, pour qui les deux adultes "avaient l'air de bien se connaître".Le scénario serait corroboré par des photographies diffusées dans le cadre de l'appel à témoins, dans lequel la police juge "possible" la présence des fillettes en Corse au matin du 1er février. Elles montrent le père, Matthias Schepp, à Marseille, seul dans un garage puis à un distributeur automatique de billets.L'éventualité que les fillettes aient été, à ce moment-là, avec cette femme aperçue par la suite, est "une possibilité prise en compte", selon la source proche de l'enquête.

 

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