Joggeuse tuée: le suspect mis en examen et écroué pour viol et meurtre

0 21.11.2011 10:35

Le meurtrier présumé d'une jeune joggeuse près de Lille, Alain Penin, âgé de 39 ans, déjà condamné pour viol en 2006, a été mis en examen et écroué mercredi pour "enlèvement", "séquestration", "viol avec arme" et "meurtre".Alain Penin, chauffeur-livreur, qui était en libération conditionnelle depuis un an, est en état de récidive légale pour les faits d'enlèvement et séquestration et viol avec arme, a souligné le parquet de Lille. Natacha Mougel, 29 ans, cadre dans l'enseigne de magasins de sports Décathlon, a été tuée alors qu'elle faisait un jogging dimanche soir à Marcq-en-Baroeul (Nord), ville résidentielle de la banlieue lilloise.La victime a été étranglée et mortellement blessée à l'arme blanche, semble-t-il avec un tournevis. En garde à vue, le suspect a invoqué des "pulsions irrépressibles", selon le procureur. Le corps a été retrouvé dans la nuit de lundi à mardi sur un chemin près de la forêt de Phalempin, à une vingtaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement, sur les indications du suspect. Celui-ci a été interpellé grâce à un témoin qui avait relevé le numéro d'immatriculation de sa voiture.Selon une source proche du dossier, ce témoignage a permis d'établir que le meurtrier présumé, "en quête d'une proie", avait effectué depuis la fin du mois de juillet des repérages sur deux parcours de jogging près de Lille, accréditant l'hypothèse d'une agression et d'un enlèvement prémédités.Alain Penin avait déjà été condamné le 21 février 2006 par les assises des Hauts-de-Seine à 10 ans de réclusion criminelle pour le viol d'une joggeuse.Le suspect avait fait l'objet d'une libération conditionnelle à mi-peine, en septembre 2009. Il s'était "très bien comporté" en détention, et avait respecté toutes les obligations judiciaires et médicales qui lui étaient imposées depuis sa libération. L'autorité judiciaire avait pris "un maximum de garanties", selon le procureur.Me Abderrahmane Hammouch, avocat de M. Penin, a expliqué mercredi à la presse que son client, qui "reconnait intégralement les faits", "se décrit lui-même comme quelqu'un de malade (...) qui veut être soigné". "Je ne pense pas que ce soit le procès de la libération conditionnelle", a-t-il dit, ajoutant que son client aurait dû de toute manière "sortir à un moment ou à un autre".Alors qu'il s'exprimait devant le palais de justice, Me Hammouch a été pris à partie verbalement par l'oncle de la victime, qui l'a accusé d'être "l'avocat du diable". "Refusez le dossier si vous êtes un homme !", lui a-t-il lancé.Alors que le suspect était en cours de défèrement, une dizaine de proches de la victime, faisant part de leur sentiment d'injustice, se sont rassemblés devant le tribunal, tenant quatre banderoles avec l'inscription "Drame de Natacha plus jamais ça".L'une de ses amies, prénommée Louise (qui n'a pas souhaité donner son patronyme) a estimé que le meurtrier présumé, qu'elle a comparé à un "caméléon", avait réussi "à manipuler les psychiatres, à berner tout le monde".Dans un communiqué, l'Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels a affirmé qu'il aurait été possible d'obliger Alain Penin à porter un bracelet électronique.Selon le quotidien Nord Eclair, le meurtrier présumé s'était inscrit sur une dizaine de sites internet de rencontres, sous le pseudonyme "coluche59200".

 

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