Joggeuse : les enquêteurs se concentrent sur la Garonne et son canal

0 21.11.2011 10:08

Les gendarmes qui recherchent activement Patricia Bouchon autour de Bouloc (Haute-Garonne) ont concentré vendredi une partie de leurs efforts sur la Garonne et son canal latéral, mais sans retrouver la joggeuse disparue depuis lundi.Dans le même temps, ils ont poursuivi leur enquête judiciaire, un travail de fourmi qui les a ramenés sur le chemin où a été découvert le sang de la joggeuse, ou au domicile même de cette dernière pour collecter de nouvelles informations.Dans l'esprit des enquêteurs, il ne fait plus "aucun doute" que Patricia Bouchon a été victime d'un acte criminel, dit l'un d'eux. Le sang retrouvé sur un chemin dans le secteur où elle est allée courir lundi avant l'aube a été formellement identifié comme le sien. Et, à en juger par la profondeur à laquelle le sang a pénétré le sol, la joggeuse a saigné abondamment.Un acte criminel certes, mais lequel ? Les enquêteurs ne se prononcent pas. Ils refusent d'exclure que Patricia Bouchon soit encore vivante, même si le procureur de Toulouse, Michel Valet, a reconnu lui-même que l'espoir s'amenuisait. Mais, s'il s'agit de faire disparaître un corps, les points et les cours d'eau sont "un moyen", disent les enquêteurs, et rien ne doit être laissé au hasard.Au cours des derniers jours, les plongeurs ont entrepris de sonder systématiquement toutes les retenues d'eau, puits et puisards autour de Bouloc. Bredouilles, les gendarmes ne pouvaient pas ne pas étendre encore le périmètre de leurs recherches à la Garonne et au canal latéral qui la longe, à plusieurs kilomètres à l'ouest de Bouloc.Deux hélicoptères, deux bateaux en plus des plongeurs. "Nous avons renforcé en moyens" le dispositif, afin d'en "mettre un grand coup aujourd'hui", a indiqué un responsable de la gendarmerie.Des groupes de gendarmes ont ainsi ratissé les berges du Girou, un petit cours d'eau en contrebas de Bouloc, a constaté un journaliste de l'AFP.Ils sont environ 300 à sillonner le secteur à la recherche de Patricia Bouchon, de son corps, du moindre signe de terre retournée ou du moindre indice.Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a plus donné de nouvelles depuis lundi, vers 4H30.Ce matin-là, comme tous les autres jours, cette femme sportive d'un mètre 60 et 50 kilos a quitté la maison familiale un peu en dehors de Bouloc, au nord de Toulouse, pour aller courir sur les routes départementales en rase campagne alors qu'il faisait encore nuit.Mardi, sur un chemin de terre, les gendarmes ont découvert plusieurs taches de sang, qui s'est révélé être celui de la disparue, ainsi qu'une boucle d'oreille et un chouchou pour les cheveux, identifiés comme lui appartenant.Les gendarmes sont revenus sur le chemin vendredi matin pour réinterroger les riverains. A Castelnau-d'Estrétefonds, on les a vus inspecter à nouveau attentivement une voiture, une de plus. Ils se sont aussi rendus chez les Bouchon où ils ont discuté avec le mari de la disparue et examiné une remise.Outre les recherches sur le terrain, ils continuent à collecter renseignements et témoignages pour retrouver Patricia Bouchon, mais aussi pour identifier un ou des agresseurs éventuels. Ils s'intéressent à ceux qui, dans les parages, pourraient avoir des antécédents défavorables."L'enquête progresse normalement", dit-on de source proche de l'enquête.De l'agression impulsive à l'acte prémédité, en passant par l'accident que l'on essaierait de dissimuler ou le geste d'un membre de l'entourage, les enquêteurs n'écartent aucune piste, a déjà dit le procureur.

 

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