Joggeuse disparue: l'agression criminelle est désormais privilégiée

0 21.11.2011 10:06

L'hypothèse criminelle est désormais privilégiée pour expliquer la disparition d'une joggeuse en Haute-Garonne, après la découverte d'une tache de sang et d'effets personnels dans un chemin à plus d'un kilomètre de chez elle, a indiqué mercredi le procureur de Toulouse.Les recherches tous azimuts menées depuis lundi sur le terrain et en dehors pour tâcher de retrouver Patricia Bouchon ou son éventuel agresseur restent cependant vaines.Les 120 ou 130 gendarmes mobilisés par l'enquête ne croient plus guère avoir affaire à ce qui était au départ une disparition alarmante. Ils ont commencé à s'intéresser aux personnes ayant éventuellement des antécédents défavorables dans les parages, a dit le procureur Michel Valet."L'hypothèse criminelle est suffisamment privilégiée pour que l'enquête, menée par les gendarmes depuis lundi matin pour une disparition inquiétante, bascule dans un cadre criminel pour enlèvement, séquestration et violence volontaire", a-t-il dit devant la presse."Tous les enquêteurs s'accrochent à l'espoir qui subsiste de retrouver cette femme en vie, tous les moyens sont déployés en ce sens, c'est notre objectif central", a-t-il dit.Mais il a avoué n'être "pas très optimiste".Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a plus donné de nouvelles depuis lundi vers 04h30.Ce matin-là, comme tous les autres jours, cette femme sportive d'un mètre 60 et 50 kilos a quitté la maison familiale un peu en dehors de Bouloc, au nord de Toulouse, pour aller courir sur les routes départementales en rase campagne alors qu'il faisait encore nuit. Vers 5H30, ne la voyant pas revenir, son mari a prévenu les gendarmes.Des dizaines d'hommes, des maîtres-chiens, des plongeurs et un hélicoptère ont rapidement été réquisitionnés. Mardi, des éléments matériels et des témoignages sont venus conforter "l'hypothèse la moins favorable", a déclaré M. Valet.Sur un chemin de terre un peu en dehors de la localité, les enquêteurs ont relevé des taches de sang, dont une importante. Ils y ont aussi découvert une boucle d'oreille et un chouchou pour les cheveux, reconnus comme appartenant à Patricia Bouchon.Des analyses ont été pratiquées pour dire si le sang est celui de la disparue. Après en avoir espéré les résultats pour mercredi après-midi, le procureur a dit les attendre pour jeudi.Ce ne sont pas les seuls éléments dont disposent les enquêteurs, a dit le procureur. Il a fait état de progrès dans les investigations, de témoignages, sans en préciser la nature ni la teneur, et sans répondre aux multiples questions sur ce qui a pu arriver à Patricia Bouchon.Le procureur a justifié sa discrétion en invoquant l'intérêt de l'enquête, "dans la mesure où l'auteur de ce qu'on suppose être une agression très grave n'est pas identifié". Sur place, les gendarmes continuaient à passer le secteur au peigne fin en quête du moindre indice et, éventuellement, d'un corps.Le ratissage - "l'opérationnel" - "se poursuit puisqu'on n'a pas de corps", disait une source proche de l'enquête. Mais "de plus en plus, le judiciaire prend le pas sur l'opérationnel", a-t-elle ajouté.Tous les moyens sont exploités: la collecte de renseignements, les recoupements, les auditions de témoins et le "débroussaillage" de la multitude d'informations qui arrivent spontanément à la gendarmerie, a-t-elle dit.L'enquête s'étend aussi à l'environnement personnel et professionnel de Patricia Bouchon, a dit le procureur.Mercredi, les techniciens d'investigation criminelle sont revenus sur le chemin de terre pour photographier des empreintes de pneus, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

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