Jacques Chirac assure aller "très bien" et sera jugé en mars

0 21.11.2011 10:01

Jacques Chirac ne souffre pas de la maladie d'Alzheimer et se "porte très bien", a assuré lundi l'ex-couple présidentiel, affirmant qu'il assisterait à son procès sur les emplois présumés fictifs de la ville de Paris maintenu à la date du 7 mars."Je me porte très bien, je vous remercie. Je vous souhaite de vous porter aussi bien", a déclaré Jacques Chirac, 78 ans, interrogé à la sortie de son domicile parisien par BFMTV.Au cours d'une audience préparatoire, le tribunal correctionnel de Paris a confirmé que les deux volets de l'affaire des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris remontant aux années 90 (l'un instruit à Nanterre portant sur 7 emplois, l'autre à Paris sur 21) seraient bien jugés ensemble du 7 mars au 8 avril.C'est à ce moment-là qu'il se prononcera sur une demande formulée lundi par la défense de l'ex-président de la République, susceptible de retarder le procès. Il pourra soit se prononcer le 7 mars, soit renvoyer sa décision à l'issue des débats.L'avocat de Jacques Chirac, Me Jean Veil, a demandé au tribunal de "surseoir à statuer", c'est à dire d'attendre que le tribunal administratif se soit prononcé sur une requête de l'association de lutte contre la corruption Anticor, dont le président d'honneur est le juge Eric Halphen et qui a décidé de se constituer partie civile."On vous demande un sursis à statuer, en réalité, on vous demande de ne pas juger Jacques Chirac", a réagi l'avocat d'Anticor, Me Jérôme Karsenti. "Le fond de cette affaire, c'est qu'on ne veut pas que ce procès ait lieu".Anticor, à laquelle se sont joints plusieurs contribuables parisiens, cherche à obtenir l'annulation de l'accord conclu à l'automne 2010, qui indemnise la Ville de Paris en échange de son retrait du procès comme partie civile."Le protocole a été signé" et "les chèques ont été remis", a souligné Me Veil.Si le tribunal administratif acceptait cette requête, la Ville de Paris pourrait être présente au procès comme partie civile, a relevé l'avocat, invoquant le droit de Jacques Chirac à un procès "dans lequel ses interlocuteurs ne soient pas masqués"."Je ne joue pas la montre. Je fais en sorte que Jacques Chirac ait un procès normal, comme tous les Français, (...) un procès équitable", a déclaré l'avocat devant la presse.La question de la santé de Jacques Chirac n'a pas du tout été abordée à l'audience. L'ancien président est apparu fatigué et affaibli lors de ses dernières sorties publiques, le JDD allant jusqu'à affirmer que son épouse avait prononcé devant un proche le mot "Alzheimer" à son propos."C'est un mensonge", a-t-elle démenti avec force sur Europe 1, se disant "scandalisée" qu'on lui prête de telles déclarations. "Les médecins lui ont dit qu'il n'a pas la maladie d'Alzheimer. Je les crois".Selon son épouse, l'ex-président, qui avait souffert d'un accident vasculaire cérébral en 2005, "a des difficultés de marche, de temps en temps, et d'audition. Il a parfois des troubles de mémoire et, à certains moments, il peut faire la preuve d'une forme d'impatience".Mais "il a toujours dit qu'il voulait être traité comme un justiciable comme un autre. Il a dit qu'il irait à son procès et il le fera", a garanti Mme Chirac.Premier ancien président renvoyé devant un tribunal, Jacques Chirac encourt en théorie 10 ans de prison et 150.000 euro d'amende, pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêts".

 

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