Inondations au Brésil: les pluies ont repris et perturbent les opérations de secours

0 21.11.2011 09:54

Les pluies ont repris dimanche dans la région montagneuse près de Rio où des glissements de terrain ont fait au moins 626 morts cette semaine, obligeant les militaires à interrompre les opérations de secours par hélicoptère.Une équipe de l'armée de l'air qui se rendait à Brejal, près de Petropolis (bien Petropolis) où 80 personnes sont isolées depuis mercredi par les inondations, a dû suspendre les recherches, a déclaré à la presse le commandant de la Défense civile, le colonel Luiz Castro.L'armée brésilienne avait profité un peu plus tôt des éclaircies pour envoyer des hélicoptères dans les zones reculées et tenter d'en évacuer les personnes sinistrées ou de leur apporter eau potable et vivres."Les conditions climatiques ne nous permettent pas d'avancer dans les zones rurales et de secourir les personnes isolées. Nous ne pouvons faire que des vols courts. Les équipes à terre ont également beaucoup de difficultés", a déclaré à la radio CBN le colonel des pompiers de Rio de Janeiro Pedro Machado.Plus de 14.000 personnes sont sans abri dans cette région et une dizaine de zones agricoles sont encore isolées. Selon les autorités de Rio, soixante-dix abris ont été ouverts accueillant 7.000 personnes. L'armée a fait savoir qu'elle disposait de 74 véhicules et de douze hélicoptères basés à Teresopolis (à 100 km au nord de Rio) où 268 personnes ont trouvé la mort. Elle a établi son quartier général dans la "Granja Comary", le centre d'entrainement de l'équipe brésilienne de football qui dispose de grandes pelouses, d'installations hôtelières et médicales.Près de 800 soldats dont 225 de la Force nationale ont été dépêchés à Rio pour participer à l'évacuation des sinistrés, aider à dégager les routes et distribuer les aliments.A Nova Friburgo (14O km de Rio), la ville la plus touchée par les fleuves de boue mercredi à l'aube et où 283 morts ont été dénombrés, la Marine a monté un hôpital de campagne au centre-ville.L'armée de l'Air a établi un second hôpital à Itaipava, près de Petropolis où 56 personnes ont péri."Je crois qu'à la fin de tout cela, nous aurons plus de mille corps. Dans un quartier proche, à Campo Grande, il y avait 2.500 maisons. Seule une ou deux sont restées debout", a déclaré Mauricio Berlim, un fossoyeur du cimetière municipal de Teresopolis.Le gouverneur de Rio Sergio Cabral a décrété dimanche "l'état de catastrophe naturelle" dans sept villes, ce qui permettra de débloquer plus rapidement l'argent pour la reconstruction.Les habitants de cette région agricole et de villégiature où des sommets culminent à 2.200 mètres manquent de tout: eau, nourriture et médicaments.La secrétaire à la Santé de Teresopolis, Solange Sirico, a mis en garde samedi contre "les risques d'épidémies" et a demandé à la population de "ne pas boire l'eau des puits" qui est contaminée.L'impact de cette catastrophe, considérée comme l'une des pires de l'histoire du pays, s'annonce important pour l'économie de la région, principale zone de production maraîchère de l'Etat de Rio.Le secteur touristique a d'ores et déjà perdu 30 millions de dollars, a estimé le vice-président de l'Association brésilienne hôtelière, Michel Chertouh.Cette tragédie a provoqué un élan de solidarité dans tout le pays. Près de deux cents tonnes d'aliments avaient été recueillis jusqu'à dimanche par la Défense civile.

 

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