HEURE PAR HEURE - La contestation dans les pays arabes

0 21.11.2011 09:40

HEURE PAR HEURE : les mouvements de protestation se poursuivent dans le monde arabe. Les affrontements les plus violents se déroulent en Libye, au bord de la "guerre civile", selon un fils du dirigeant Mouammar Kadhafi. La situation par pays.LIBYE:Plusieurs ville, dont Benghazi, bastion de la contestation, et Syrte, ville natale du numéro un Mouammar Khadafi, sont tombées aux mains des manifestants à la suite de défections dans l'armée, affirme lundi la Fédération internationale des ligues de droits de l'Homme. La FIDH affirme que les localités de Tobrouk, à l'extrême Est, ainsi que celles de Misrata, Khoms, Tarhounah, Zeiten, Zaouia et Zouara, qui sont plus proches de la capitale, sont également aux mains des manifestants. La FIDH avance un bilan de 300 à 400 morts depuis le début du soulèvement. Des témoins tunisiens font état de scènes de chaos à Zaouia, désertée par la police.La révolte avait gagné Tripoli dimanche. Le siège d'une télévision et d'une radio publiques ont été saccagés dans la soirée. Des postes de police et des locaux des comités révolutionnaires, ainsi que des bâtiments publics, ont été incendiés dans la capitale, y compris près de la place Verte au centre ville, ont rapporté lundi à l'AFP des témoins joints par téléphone.La "salle du peuple", un bâtiment situé près du centre-ville a été brûlée. Une colonne de fumée s'élevait lundi au-dessus de cet important bâtiment officiel.Dans la nuit, des tirs nourris avaient été entendus dans plusieurs quartiers de Tripoli. La ville "était livrée à l'anarchie", a déclaré Adnane, un Tunisien de 25 ans, arrivé lundi à l'aéroport de Tunis. "Il y avait des affrontements entre des partisans de Kadhafi et d'autres personnes. Il y a eu beaucoup de tirs le soir""Guerre civile" Dimanche soir, le fils du dirigeant, Seïf Al-Islam a mis en garde contre les risques de "guerre civile". "La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée. Il a promis des réformes.Inquiets, les pays européens réfléchissent à l'évacuation de leurs citoyens. Sans attendre, des entreprises comme BP, l'Italien ENI, des sociétés allemandes, ont décidé d'évacuer une partie de leurs personnels. Plus de 2.300 Tunisiens vivant en Libye ont quitté ce pays depuis dimanche.La Grande-Bretagne a convoqué l'ambassadeur de Libye à Londres pour protester contre la répression.Les violences propulsent le prix du baril de pétrole au-dessus de 105 dollars le baril à Londres, un niveau plus vu depuis fin septembre 2008. La Libye, membre de l'Opep, est le 4ème producteur de pétrole d'Afrique.MAROCCinq personnes sont mortes dimanche à Al-Houceima dans l'incendie d'une agence bancaire lors de troubles ayant suivi des manifestations dans cette ville du nord, a déclaré le ministre marocain de l'Intérieur Taib Cherkaoui.Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche dans de nombreuses villes en faveur de réformes politiques limitant les pouvoirs du roi et des violences ont éclaté après ces premières protestations au Maroc depuis le début des révoltes arabes.YEMEN La contestation populaire s'amplifie. Des milliers de personnes sont réunies à Sanaa pour un sit-in pour exiger le départ du président Ali Abdallah Saleh. Les manifestants, des étudiants mais également des députés de l'opposition et des militants, se sont massés sur une place devant l'Université.Dans le nord, à Saada, des dizaines de milliers de chiites ont participé à une manifestation anti-gouvernementale, selon les organisateurs. Un manifestant a été tué ce matin par les forces de sécurité à Aden, portant à 12 le nombre de morts dans cette ville en moins d'une semaine.Les oulémas (théologiens de l'islam) ont prohibé le recours à la force contre les manifestants. BAHREINL'opposition prépare pour mardi une marche avec pour but de réunir jusqu'à 100.000 manifestants contre le régime dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui contrôle depuis le XVIIIe siècle ce petit pays à majorité chiite.Des milliers de Bahreïnis occupent la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation du régime. "Nous ne voulons plus des Al-Khalifa, ni de leur règne", lance, furieuse, Chérifa, une jeune femme drapée de noir.Un manifestant chiite, blessé d'une balle dans la tête vendredi, a succombé lundi dans un hôpital de Manama, a annoncé à l'AFP un responsable de l'opposition. Ce décès porte à sept le nombre de morts depuis le début de la révolte le 14 février, selon l'opposition et les familles.L'opposant chiite en exil Hassan Machaimaa, jugé par contumace pour terrorisme, a annoncé à l'AFP depuis Londres qu'il rentrerait mardi à Bahreïn.L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a abaissé d'un cran la note du Bahreïn, passée de A à A-, et prévenu qu'elle pourrait l'abaisser de nouveau au vu du "risque politique élevé".SOUDANLe président Omar el-Béchir ne briguera pas un autre mandat lors de la prochaine élection présidentielle, annonce un responsable du Parti national du Congrès (NCP, au pouvoir). Ce responsable assure que cette décision n'a rien à voir avec la vague de contestation dans le monde arabe.Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat militaire en 1989, a été élu pour un nouveau mandat de cinq ans en avril 2010, malgré son inculpation par le Tribunal pénal international pour crimes de guerre et génocide au Darfour

 

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