Henri Pescarolo : « Je vais me battre »

0 21.11.2011 09:38

Il était encore, jusqu’à l’an dernier, directeur sportif de Pescarolo-Sport (écurie installée dans le Technoparc des 24 H), revendue à l’industriel mayennais, Jean Py (Sora Composites), qui l’a récemment licencié ! Le conflit entre les deux hommes est désormais devant les tribunaux.- Henri, la perspective de voir l’écurie Pescarolo-Sport déclarer forfait aux prochaines 24 Heures est-elle une surprise pour vous ?« Comme tout le monde, j’ai appris par la presse que des discussions sérieuses existaient entre Jean Py, propriétaire et gérant de Pescarolo Sport, et un grand groupe d’investisseurs. Mais j’ignorais de quelle nature étaient ces discussions… De voir qu’un groupe comme celui-là était en passe de racheter l’écurie était une vraie opportunité, qui permettait à son propriétaire Jean Py de se tirer d’un guêpier. L’arrivée de ce partenaire qu’était Gravity s’annonçait prometteuse pour le futur. A la base, Jean Py a racheté Pescarolo Sport uniquement pour répondre à l’appel d’offre lancé par l’ACO concernant la construction des voitures-écoles. Sora Composites ne possédant pas de bureau d’étude, il lui fallait en trouver un. Mais il n’avait nullement l’intention de s’occuper de la compétition et des Pescarolo P01. Il a engagé un gérant dont le rôle était de trouver du budget, en vain.« J’ai des projets, des envies »- Désormais, vous n’avez plus aucune responsabilité dans l’écurie ?Non seulement je n’étais plus été payé depuis la fin de l’année dernière, j’ai d’ailleurs gagné en référé, mais en plus j’ai été victime d’une rupture abusive de contrat, avec atteinte à mon image. J’ai horreur d’étaler mes problèmes personnels sur la place mais là c’est dans le domaine sportif, car on m’a viré pour faute lourde ! Jean Py qui était arrivé comme le chevalier blanc n’a pas été capable de tenir ses engagements vis-à-vis de l’écurie, contrairement à ce qu’il avait promis en arrivant : rétablir les fonds propres, perpétuer les engagements sportifs de l’écurie… C’est grave de la part d’un industriel comme lui. En un an, il a réussi à détruire le travail de toute une décennie… Devenue pour moi une vraie famille. Cette équipe était également l’une des meilleures équipes de sport automobile du monde.- Reverra-t-on Henri Pescarolo sur le muret des stands ?Je me réjouis de voir que l’équipe Pescarolo Sport soit encore au complet aujourd’hui, malgré les problèmes de gestion, la mauvaise ambiance et le manque de visibilité sportive de ces derniers mois. C’est un point positif que l’on peut reconnaître à Jean Py. Maintenant, pour que cette équipe qui a maintes fois prouvé ses compétences puisse continuer à vivre, je vais continuer à me battre. J’ai des projets et des envies. Je suis d’ailleurs agréablement surpris par la quantité et la qualité des témoignages que j’ai pu recevoir pour soutenir les « Verts ». J’ai reçu de la part de mes parents une éducation profondément religieuse avec des valeurs morales. Or, ces derniers temps, je l’ai accordée à des gens qui ne le méritaient pas… Ces deux dernières années vont me servir de leçon pour la suite…- Si pas de « Pesca » aux 24 H, pas d’Henri en juin ? Non. Ce sera la première fois depuis mes débuts, en 1966, avec Matra. En juin prochain, avec une canne à mouche, je serai plutôt en Irlande…. »Bruno Palmet

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.