[Galerie photos] Gros moyens pour une simulation d’incendie chez Total

0 18.11.2011 09:45

Une fuite dans une cuve, puis un incendie : c’est le scénario qui a servi à l’exercice organisé hier soir au dépôt pétrolier Total (site classé Seveso), en zone sud. Une centaines de personnes ont été mobilisées.Le scénario catastrophe19 heures : une première sirène retentit, suivie bientôt d’une seconde. Une fuite d’hydrocarbures vient d’être détectée, et très vite, une inflammation intervient. Le plan d’intervention interne de l’entreprise est immédiatement déclenché, puis le plan particulier d’intervention par l’autorité préfectorale. Pour les besoins de l’exercice, on considère que l’un des moyens permettant de projeter de la mousse sur le sinistre ne fonctionne pas. Il faut l’arrivée rapide des pompiers.Important dispositifEn quelques minutes, les pompiers arrivent. Les forces de l’ordre elles bouclent le secteur, et notamment la circulation sur le boulevard Lefaucheux. Des déviations sont mises en place. Au total, près de 100 agents sont mobilisés : 35 pompiers, 22 policiers, 15 gendarmes, 11 agents de Le Mans Métropole et 15 agents de la préfecture et des services de l’Etat. Le préfet Gilles Lelarge se rend sur les lieux du sinistre.L’eau de la rivièrePour venir à bout des feux d’hydrocarbures, l’eau seule ne suffit pas : il faut un mélange mousseux. Hier, et parce que ce n’était qu’un exercice, et que la mousse coûté cher, on a utilisé uniquement de l’eau. Les pompiers se sont ainsi raccordés au réseau incendie de l’entreprise voisine Claas, et sont aussi aller puiser dans la rivière Sarthe, située à 1,5 km. Sachant qu’il faut une minute aux cent mètres pour installer les tuyaux, et une autre minute aux cent mètres pour permettre à l’eau d’arriver, il a fallu une quarantaine de minutes pour que l’eau de la rivière puisse être déversée sur le sinistre.Pas le feuSi l’on peut dire. En cas de feu d’hydrocarbures, l’essentiel n’est pas d’intervenir vite, mais avec les moyens suffisants, a expliqué le colonel Ribot, commandant les pompiers de la Sarthe. « Dans ce conditions, peu importe que l’on puisse intervenir en une, ou deux heures. Le plus important, c’est de projeter assez de mousse : il y a des calculs à faire pour obtenir un équilibre thermodynamique. Si les quantités est insuffisante, nous ne parviendrons pas à éteindre. »Nicolas FERNANDVoir : les photos de l'exercice

 

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