"FO se porte bien", assure Mailly, qui égratigne le "duo CGT-CFDT"

0 21.11.2011 09:30

"FO se porte bien !". Jean-Claude Mailly a martelé le message lundi, à l'ouverture du vingt-deuxième congrès de la confédération à Montpellier, égratignant au passage le "duo CGT-CFDT" auquel il a attribué l'échec de l'opposition à la réforme des retraites."Contrairement à ceux qui s'imaginent, s'improvisent ou se font appeler experts syndicaux et qui sont aussi bons dans les prévisions que certains experts économiques, FO se porte bien, FO grandit, FO est incontournable", a lancé le numéro un du syndicat, seul candidat à sa succession, devant quelque 2.500 délégués, au Parc des expositions de la capitale de l'Hérault.Pour appuyer son propos, Jean-Claude Mailly a évoqué l'arrivée de plusieurs syndicats dans son organisation comme l'Unsa Police qui a rejoint Unité Police SGP-Force ouvrière, le Syndicat national du personnel navigant commercial ou le Syndicat des greffiers de France.Un gage de bonne santé selon le secrétaire général, malgré le recul des élections prud'homales (moins 2,5 points en décembre 2008) ou de mauvais résultats aux scrutins d'entreprise (SNCF), même si FO a obtenu de bons scores chez Airbus, où elle est majoritaire, ou dans les administrations départementales.Fidèle à une rhétorique propre à l'organisation la dépeignant souvent comme une forteresse assiégée, Jean-Claude Mailly s'est félicité de la résistance de FO, dans un contexte syndical dominé par la CGT et la CFDT.Il a d'ailleurs vivement dénoncé l'attitude des deux autres organisations, notamment à l'occasion du mouvement d'opposition à la réforme des retraites. "Nous ne sommes pas passés loin de faire reculer le gouvernement dans ses intentions", a-t-il d'abord déclaré."La seule solution pour gagner, c'était de bâtir le rapport de force et d'en arriver à un appel de toutes les organisations syndicales à un mouvement de grève interprofessionnelle d'une journée", a-t-il poursuivi."Ca n'était pas possible ? Bien sûr que si. Et même si personne ne peut garantir que l'on aurait gagné à coup sûr, ça valait la peine d'essayer. Mais voilà, la direction confédérale de la CGT a pris l'option, tout en expliquant qu'elle n'y était pas hostile, de refuser cet appel pour ne pas que la CFDT sorte de l'intersyndicale", a dénoncé Jean-Claude Mailly. "Le duo s'est trouvé à la tête du mouvement, mais il s'est surestimé parce qu'il n'a pas gagné", a-t-il également dit, accusant même quelque minutes plus tard ses homologues, Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT), de "déni de démocratie" pour avoir "refusé obstinément d'utiliser tous les moyens nécessaires pour obtenir satisfaction".De la même manière, le leader de FO a rappelé sa ferme opposition à la loi réformant la représentativité syndicale intervenue en 2008 (qui fixe un seuil minimal de 10% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises), évoquant un "bal des hypocrites" et une "atteinte à la liberté syndicale et à la liberté de négociation"."N'en déplaise à ceux qui, tant chez les politiques que chez les employeurs, ou parmi certaines organisations syndicales qui auraient bien voulu une bipolarisation, pour que la table syndicale tienne debout, il faut au moins trois pieds", a insisté Jean-Claude Mailly.Au cours de son discours de près de deux heures, le secrétaire général de FO a par ailleurs fustigé les "effets destructeurs" voire "dévastateurs" de la Révision générale des Politiques publiques, qualifiée de "big bang administratif" et dont "la crise de la magistrature est le dernier exemple en date".

 

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