Fin de la grève des éboueurs à Marseille, ramassage perturbé dans d'autres départements

0 21.11.2011 10:08

Les éboueurs de Marseille ont voté dans la soirée de lundi la reprise du travail pour des "raisons sanitaires", après 14 jours de grève alors qu'une vingtaine de départements étaient encore touchés par des perturbations dans le ramassage des ordures, selon la CGT services publics.Depuis le 11 octobre, près de 10.000 tonnes de déchets se sont accumulées dans les rues de la cité phocéenne où la collecte est assurée par des agents publics.Lundi vers 22h00, les éboueurs des 1er, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e arrondissements avaient voté la reprise du travail mais les discussions se poursuivaient au centre de la Cabucelle qui regroupe les chauffeurs des bennes.Patrick Rué, secrétaire général adjoint de FO-territoriaux, a justifié la consigne de vote favorable à la reprise du travail en ces termes: "Une réquisition des personnels pouvait intervenir d'un jour à l'autre (...) et depuis vendredi il y a eu une modification du comportement des Marseillais (à l'égard du mouvement, ndlr)".Outre l'amoncellement des ordures sur les trottoirs et les chausées, le mistral soufflant en rafales a fait s'envoler de nombreux déchets. L'apparition de rats et la multiplication des incendies de poubelles se propageant parfois à des véhicules et aux façades d'immeubles ont inquiété les autorités.Dimanche, le préfet des Bouches-du-Rhône avait réquisitionné du personnel de deux centres de transfert des ordures ménagères de la ville, néanmoins toujours bloqués lundi soir par des grévistes.En Ile-de-France, l'accès au centre de traitement de déchets d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le plus important de France, était toujours bloqué lundi par des opposants à la réforme des retraites qui occupent le site depuis jeudi."Le mouvement se poursuit au moins jusqu'à demain" mardi, a indiqué un porte-parole du Syctom, syndicat intercommunal de traitement des déchets qui regroupe 84 communes d'Ile-de-France. Les manifestants qui bloquent l'entrée du centre d'Ivry sont en charge de la collecte des déchets, mais ne sont pas des salariés du site, a précisé cette source.A Paris, la situation était "relativement sous contrôle" dans la capitale, a estimé la mairie, soulignant "la volonté très claire d'éviter toute dérive à la marseillaise". Dans la capitale, la collecte est assurée par les services municipaux dans les IIe, Ve, VIe, VIIIe, IXe, XIIe, XIVe, 1XVIe, XVIIe et XXe arrondissements. Ailleurs, elle est réalisée par des entreprises privées.Au total, selon la CGT Services publics, des mouvements de grèves affectent le ramassage public des ordures dans "une vingtaine de départements". Les agents sont directement concernés par la non-prise en compte de la pénibilité dans la réforme des retraites, selon la CGT.La collecte est également perturbée à Brest, Belfort, Nantes, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Charleville-Mézières, Auch, Saint-Etienne, mais aussi dans le Gard, l'Hérault et l'Ariège.A Toulouse, la grève a été reconduite lundi dans trois dépôts de bennes à ordures sur cinq, avec des taux de grévistes de 90%, a indiqué la CGT.A Agen, le mouvement des éboueurs ainsi que des agents de la voirie et de l'éclairage public en est à son septième jour, a constaté l'AFP, mais à Pau, les éboueurs de Pau, en grève depuis le 18 octobre, ont décidé la reprise du travail à partir de mardi matin, a précisé lundi une source syndicale.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.