Equipe de France: l'ambiance a changé, le résultat pas encore

0 21.11.2011 09:42

L'arrivée de Laurent Blanc comme sélectionneur de l'équipe de France s'est traduite par une ouverture, en interne et en externe, mais pas encore par un succès --défaite 2 à 1 en amical en Norvège-- alors que tout un pays attend ça pour tourner la page du fiasco sud-africain.. A quand la victoire?Laurent Blanc, le compétiteur qui a tout gagné avec les Bleus sur le terrain, le sait: seule la victoire est belle. "Il y a beaucoup de choses positives mais dans le sport, le résultat gomme tout ça", a-t-il souligné après son premier match sur le banc à Oslo. Les Bleus n'ont plus gagné depuis le 26 mai et une victoire 2 à 1 contre le Costa Rica en match amical à Lens. Cela fait donc six matches consécutifs que le succès fuit la France. Certes, Laurent Blanc devait se passer des mondialistes, suspendus à sa demande après le désastre sud-africain. Les Bleus version août 2010 manquaient logiquement d'automatismes et huit d'entre eux ont honoré leur première sélection et découvert le haut niveau international.Mais le sort du sélectionneur Egil Olsen n'était pas plus enviable. Laurent Blanc avait demandé à son homologue scandinave d'effectuer huit changements au lieu des six en vigueur. Demande refusée: Olsen n'avait pu coucher que 16 noms sur sa feuille de match quand Blanc a pu convoquer 22 joueurs. Jeudi matin, la Norvège, 22e du classement Fifa et non qualifiée pour le dernier Mondial, s'est réveillée toute heureuse d'avoir battue la France (déchue au 21e rang depuis le Mondial), un quotidien norvégien barrant sa Une d'un "Oh la la" sous le visage d'Erik Huseklepp, attaquant de Brann auteur du doublé.Le revers d'Oslo sera vite oublié si la France renoue avec le succès pour ses débuts dans les qualifications pour l'Euro-2012 en septembre, contre la Biélorussie au Stade de France le 3 et en Bosnie le 7. . OuvertureL'atmospère délétère qui régnait autour des Bleus durant les derniers mois du mandat de Raymond Domenech s'est dissipée avec l'arrivée de Laurent Blanc. Finis les casques audios sur les oreilles et les attitudes hautaines: les joueurs se plient de bonne grâce en dehors des terrains aux contacts avec les supporters. L'encadrement des Bleus ne les "surprotège" plus: Karim Benzema, pourtant mis en examen dans une affaire de moeurs, est venu lundi devant la presse. Inimaginable il y a quelques semaines encore.L'ambiance a aussi changé à l'intérieur du château de Clairefontaine, leur centre d'entraînement. "Sans critiquer ce qui se faisait avant, c'est maintenant plus ouvert, plus convivial, il y a plus de dialogue avec le coach, le staff, tout le monde parle avec tout le monde, il y a plus de fraîcheur", a noté Philippe Mexès, désigné capitaine pour sa 14e sélection.Le défenseur de l'AS Rome, qui jouait gros sur ce match, a été mis en confiance par le sélectionneur et a pu jouer "serein, tranquille", de son propre aveu. Mexès a expliqué que Laurent Blanc avait su trouver les mots pour inciter ses jeunes joueurs "à prendre du plaisir" sur le terrain.Le nouveau sélectionneur sait aussi trouver les mots devant la presse --"Il n'y a jamais de défaite encourageante"-- et parle de football, ce que ne faisait plus Raymond Domenech depuis longtemps."Le deuxième système (4-2-3-1) a plus favorisé l'équipe de Norvège. Le premier en 4-4-2 leur a posé plus de problèmes", a ainsi confié l'ancien entraîneur de Bordeaux, quand son prédécesseur balayait souvent les questions avec sa formule "il y a 11 joueurs sur le terrain".

 

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