En Russie, Kim Jong-Il se dit prêt à un moratoire sur les essais nucléaires

0 21.11.2011 09:55

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il s'est dit prêt mercredi à imposer un moratoire sur ses essais nucléaires en cas de reprise des pourparlers à Six sur le programme nucléaire de Pyongyang, lors d'entretiens en Russie avec le président Dmitri Medvedev.La Corée du Nord est disposée à revenir à la table des négociations à Six (les deux Corées, Russie, Chine, Etats-Unis, Japon), au point mort depuis décembre 2008, a déclaré la porte-parole de M. Medvedev, Natalia Timakova, à l'issue d'une rencontre au sommet près d'Oulan-Oudé, en Sibérie."Sans conditions préalables, dans le cadre des négociations, les Coréens du Nord seront prêts à résoudre le problème en introduisant un moratoire sur les essais et la production de combustible nucléaire", a précisé Mme Timakova.Pyongyang a précédemment appelé à la reprise des pourparlers à Six "sans conditions préalables", mais la Corée du Sud insiste sur le fait que son voisin doit d'abord suspendre ses activités nucléaires.Par ailleurs, la Corée du Nord soutient le projet de gazoduc destiné à transporter du gaz russe en Corée du Sud, a déclaré M. Medvedev, qui a estimé que ses entretiens avec Kim Jong-Il avaient été "ouverts" et "substantiels"."D'après ce que je comprends, la Corée du Nord est intéressée par la réalisation de ce type de projet trilatéral avec la participation de la Russie et de la Corée du Sud", a-t-il dit.Moscou et Pyongyang étudient "le transit de gaz à travers la Corée du Nord, avec inclusion dans ce projet de la république de Corée (Séoul) compte tenu du fait que les principaux consommateurs se trouvent sur son territoire", a ajouté M. Medvedev.Le président russe a précisé que le gazoduc serait long de 1.700 km et aurait une capacité initiale allant jusqu'à 10 milliards de mètres cubes par an.Outre la coopération bilatérale, "le renforcement du dialogue politique et l'approfondissement des contacts humanitaires interrégionaux" figuraient également au menu des entretiens, a indiqué le Kremlin dans un communiqué.Arrivé samedi en Extrême-Orient russe à bord de son train blindé, le dirigeant nord-coréen, qui n'aime pas voyager en avion, effectue sa troisième visite en Russie après ses déplacements de 2001 et 2002.Pour des raisons de sécurité, sa venue n'a fait l'objet d'aucune annonce officielle et le Kremlin n'a dévoilé aucun détail du programme du dirigeant nord-coréen en Russie pour une semaine et dont les voyages à l'étranger sont très peu fréquents.M. Kim, qui s'était rendu en Chine il y a deux mois, cherche à obtenir une aide économique de ses rares alliés pour faire face à une pénurie de denrées alimentaires et à des inondations dévastatrices en juillet en Corée du Nord, pays fermé au reste du monde et en conflit larvé avec la Corée du Sud.La Russie a annoncé la semaine dernière l'octroi d'une aide humanitaire de 50.000 tonnes de blé à la Corée du Nord. La première partie de cette aide est déjà arrivée et les livraisons devraient s'achever d'ici à septembre.Selon des experts, Kim chercherait aussi un soutien de Moscou dans le processus de transmission du pouvoir en faveur de son plus jeune fils Kim Jong-Un à la tête de l'Etat stalinien, seule dynastie communiste au monde.Les activités du dirigeant nord-coréen en Russie ont été variées: visite d'une usine de fabrication d'avions et d'hélicoptères près d'Oulan-Oudé, tour en bateau sur le lac Baïkal en Sibérie, baignade dans une piscine et dégustation de spécialités locales.

 

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